TOP/FLOP 2017 de CYRIL ROY


TOP 10


WONDER WOMAN : Outre certains moments de VF affreux (« je vais te détruiiii… reeeuu ! ») et des animations parfois digne d’une Sega Saturn, l’héroïne badass du DC Universe prouve avec brio que les femmes ne servent pas qu’à faire la vaisselle. Même si elles le font mieux que les hommes quand même… Ma critique.

KINGSMAN : LE CERCLE D’OR : Véritable cartoon assumé, cette suite perd un peu en spontanéité et rythme, mais gagne en férocité et folie pure. Mark Strong a la scène la plus poignante du film, Julianne Moore y est absolument délicieuse.

LE ROI ARTHUR : Guy Ritchie revoit le mythe Camelot en version jeu vidéo cramé au LSD. Un foutraque visuel pas toujours maîtrisé, mais ça déborde d’énergie, et la BO est juste grandiose. Ma critique.

WIND RIVER : Deux Avengers aux pays des Neiges Indiennes enquêtent sur le meurtre d’une jeune femme dont tout le monde se fout. Un univers sec et glacial, où l’espoir s’est muté en souffrance éternelle. Classique mais parfaitement maîtrisé. Ma critique.

LOGAN : Papy Wolvy et pépé Xavier attendent la mort, mais une gamine mexicaine peu bavarde vient redonner l’espoir. Enfin pas longtemps, parce qu’au final, ça reste foutrement triste, mais Logan parvient à se hisser en un film de super-héros magnifique, qui change radicalement de tout ce qu’il se fait depuis des années et des années. Voire même des années.

FAST AND FURIOUS 8 : Toujours plus over the top, toujours plus testostéroné, toujours un peu plus éclipsé par Dwayne Johnson, qui cette fois fait une ombre énorme avec son rival Jason Statham. Un des meilleurs opus pour peu qu’on aime le nawak intersidéral. Ma critique.

ROCK’N ROLL : Un concept poussé à l’extrême, que Guillaume Canet ne lâche pas, et ne s’excuse jamais d’aller toujours plus loin. Une comédie véritablement drôle, où excelle Marion Cotillard. Autodérision salvatrice.

DUNKERQUE : Quand Nolan se charge du film de guerre, à grand renfort d’Imax immersif et de BO stressante, c’est pour mieux rendre l’expérience suffocante, tendue, épuisante, le tout sans grand scénario. Encore une fois, un grand coup de maître du bonhomme.

STAR WARS VIII : LES DERNIERS JEDI : Certains choix radicaux font aussi bien criser qu’exalter, mais dans l’ensemble, Rian Johnson fait une proposition magistrale dans l’univers créé par Lucas, et balance pas moins de trois climax foutrement exceptionnels. Un grand, grand Star Wars.

ÇA, PARTIE 1 : Tour à tour flippant et hilarant, Ça est également d’une beauté sidérante, servi par un casting aux petits oignons. Grosse surprise pour moi d’avoir un film « d’horreur » sur le podium. Ça n’a finalement qu’un seul gros défaut : proposer sa deuxième partie aussi tardivement ! Ma critique.


FLOP 10


SLEEPLESS : Papounet se fait enlever son fils sous ses yeux, et doit faire un truc pour qu’on lui rende. A part le charisme d’un Jamie Foxx en mode automatique, le film s’embourbe dans un scénario archi-banal, où les twists sont prévisibles à mort.

AMERICAN ASSASSIN : Pour un téléfilm sans grande envergure, ça fonctionnerait très bien. Au ciné, c’était barbant. Et dès l’instant où Dylan O’Brien met une branlée à Scott Adkins, le film perd toute crédibilité à mes yeux. Ma critique.

xXx3 : REACTIVATED : Ce n’est pas une surprise que xXx soit dans le flop. C’est étrangement moins pire à ce que je m’attendais, mais ça reste quand même drôlement naze. Et quand on a Tony Jaa et Donnie Yen dans le même film, on essaye un tant soit peu de les utiliser un tant soit mieux…

PROBLEMOS : Comme l’année dernière, Eric Judor est dans ce flop. Et pourtant j’adore le bonhomme. Mais le film s’essouffle très vite, et Judor a la mauvaise idée de s’éclipser un peu pour laisser la place à d’autres rôles, absolument pas drôle. Y’avait matière, mais c’est loupé.

ATOMIC BLONDE : On voit vite fait un téton de Charlize Theron, elle castagne plutôt bien, et ce « plan-séquence » est véritablement monstrueux. Mais alors le reste est bordélique, assourdissant et inintéressant au possible.

BAYWATCH : ALERTE A MALIBU : C’est un ratage complet en terme d’humour, c’est trop long, et le film fait l’exploit de rendre Alexandra Daddario pas une seule fois sexy. Même l’énergie du duo The Rock/Zac Efron n’y fait pas.

RESIDENT EVIL : CHAPITRE FINAL : Un chapitre final qui ne se termine pas (au cas où la carrière de Jovovich prenne un coup, elle pourra toujours revenir sur la franchise), ne propose rien d’excitant, et continue de saccager le mythe du jeu. Comme si on regardait un PQ usagé en se disant « mais pourquoi je regarde ça moi ? ».

HITMAN & BODYGUARD : Un duo qui promettait, et un réalisateur qui avait saccagé Expandables 3. Hughues a eu raison de tout : des scènes d’action mal foutues, un humour très mitigé… seul la scène de rencontre entre Jackson et Hayek mérite le coup d’œil ! Ma critique.

ALIEN : CONVENANT : Ridley Scott s’amuse à pisser sur la saga mythique en banalisant la menace Alien (avec un petit « coucou maman » des plus affligeants), en proposant un cours de flûte entre robot (avec du kung-fu juste après), et en délaissant ses personnages comme on délaisse une capote usagée après avoir fait son affaire. Ma critique.

GEOSTORM : Peut-être Emmerich aurait rendu ça plus fun. Là, c’est d’un sérieux plombant, jamais prenant, souvent ennuyant, avec un twist lamentable. Même la 4DX – avec fauteuil qui bouge, filets d’eau ambiant et jets d’air post-pneumonie – a réussi en rendre ça éreintant.

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