NOS MEILLEURS SOUVENIRS PLAYSTATION

War ThunderComme dit dans l’intro, la guerre fait des victimes. Et ces victimes ont des réactions différentes face aux attaques qu’on leur balancent. James Playstation a envoyé près de 8000 missiles dans le monde avec son arme révolutionnaire, et même si le quart n’ont pas atteint le domicile des Flemmards, il a fallu faire un choix parmi eux (ce qui équivaut à plus d’une centaine). Celui qui nous a le plus éclaté, celui qui nous a le plus énervé, celui qui nous a rendu le plus fier, bref : les 10 bombes qui nous ont le plus marqué. Et croyez-le ou non, c’était une décision très, très difficile !

Pour info, sachez que la qualité visuelle, le scénario ou l’inventivité importent peu ici. Ou du moins, ne sont pas les critères principaux d’absolution. C’est bel et bien le souvenir qu’il représente. Les heures passées dessus, la personne avec qui on était, l’excitation qu’on avait droit à chaque fois qu’on allumait la console… Des victoires tout à l’honneur de James. Des victoires vraiment personnelles, certainement discutables, mais sans équivoque ! 



10. ADIDAS POWER SOCCER : Victoire du Sans-Respect

Adidas Power Soccer Aff

  • Année : 1996
  • Editeur : Psygnonis
  • Développeur : Psygnosis France
  • Mode de jeu : 2 joueurs (4 sans certitude)
  • Genre : Football
  • Dispo : PC

Sérieusement, dans les jeux de foot d’aujourd’hui, le joueur balèze qui prend un excellent personnage et se la pète en traversant tout le terrain, en dribblant tout le monde et en vous narguant sans respect, il mériterait pas un bon petit high-kick dans les gencives lui ? Et ben voilà ce que proposait Adidas Power Soccer : de l’arcade dans la simulation. Bien que le choix était proposé au joueur dans sa façon de jouer (Simulation pure ou Simulation saupoudré d’Arcade), la différence résidait dans le fait qu’on pouvait balancer des tirs de malade avec une traînée de flammes derrière le ballon (le fameux Predator Kick), qu’on pouvait placer – à partir du milieu de terrain – un lobe irrattrapable pour le gardien, et bien sûr tacler son adversaire avec un coup de pied de feu en pleine tête ! D’autant plus qu’un match se terminait quoi qu’il arrive : si vous n’étiez plus que sept dans une équipe (à cause des expulsions), plus aucun carton n’était donné. Fautes sifflés, mais pas punies. Pour couronner le tout, l’arbitrage était forcément réglable, et si vous aviez le malheur de le mettre sur « Aveugle », c’était la guerre totale. Du sans pitié, avec des matchs au score démesuré (prends ton 15 à 8 dans la tronche !). Parfait pour se défouler dans des parties endiablées !


09. THEME HOSPITAL : Victoire des Radiés de la Médecine

Theme Hospital Aff

  • Année : 1997
  • Editeur : Electronics Arts
  • Développeur : Bullfrog Productions
  • Mode de jeu : 1 joueur
  • Genre : Gestion
  • Dispo : Playstation 3 (PSN), PC

Etre le maître du monde, c’est classe. Mais ça peut vite devenir chiant si des pseudos héros à la con armés d’épées magiques viennent pour t’empêcher de nuire comme bon te semble. Alors autant se contenter de quelque chose de plus petit, genre un hôpital, et foutre la misère selon son envie ! Jouer sérieusement à Theme Hospital, c’est bien gérer certains aspects comme l’accueil, la propreté, la comptabilité ou encore les soins, et ça en est même passionnant car le jeu est drôle de base. Il propose des maladies improbables, offre la possibilité de ruiner ses patients avec des consultations hors de prix, et permet de régler certains soucis avec des moyens disons… capillotractés ! Mais craquer du slip et se foutre royalement des règles et objectifs, ça vend aussi du rêve ! Laisser des rats se balader partout, ne pas nettoyer le vomi par terre, ou virer les sièges de la salle d’attente, tel peut-être le quotidien de Theme Hospital. Certes, faudra pas espérer passer au niveau suivant grâce à ça, mais pour une bonne tranche de rigolade on s’en passera carrément !


08. GRAND THEFT AUTO : Victoire du Yolo

GTA Aff

  • Année : 1997
  • Editeur : BMG Interactive, Take-Two Interactive…
  • Développeur : DMA Design
  • Mode de jeu : 1 joueur
  • Genre : Aventure
  • Dispo : Toutes les Playstation, les X-Box, les Game Boy, Dreamcast, Nintendo DS, PC…

Plus communément appelé GTA, Grand Theft Auto sur Playstation 1 avait d’emblée une particularité : ses graphismes étaient affreux. Ou du moins, loin de ce qu’essayait de proposer la console à l’époque. Ajoutez à ça des voix ridicules qui baragouinaient des sons incompréhensibles, la première oeuvre de l’éditeur Rockstar était si moche que même en 1997 on se demandait pourquoi des jeux de la sorte existait encore ! Seulement, GTA avait un aspect assez unique : la liberté d’être un vrai connard hors-la-loi. Tabasser des passants, s’emparer et exploser des bagnoles, écraser les moines oranges pour faire une jolie traînée de sang sur le trottoir, créer des poursuites d’enfer à travers la ville et des carambolages monstres… Tout le sel de la saga y était déjà (mais sans aucun scénario, juste des missions n’ayant aucun rapport entre elles), et malgré une jouabilité aujourd’hui sérieusement ardu, ce fut de magnifiques souvenirs de pouvoir défouler ses pulsions. Ou mieux, simplement se balader en voiture en écoutant l’une des stations de radio (notre préféré : prendre un pick-up et mettre la country !). Et puis comme à l’époque, on était loin de s’imaginer que 20 ans plus tard, on pourrait mettre au point des cambriolages avec des acolytes situés n’importe où dans le monde, GTA c’était déjà un truc de fou !


07. TEKKEN : Victoire du Paysan venu de nulle part

Tekken 1-2-3 Aff

  • Année : 1995
  • Editeur : Namco, SCEE (Europe)
  • Développeur : Namco
  • Mode de jeu : 2 joueurs
  • Genre : Combat
  • Dispo : Borne d’arcade

La saga Tekken a bien failli ne pas se retrouver dans ce Top. Ce sont pourtant des jeux qui ont marqué la génération Playstation, ça ne fait aucun doute, mais un détail simple en apparence pouvait foutre en l’air toute la confiance qu’on avait en soi. Autant dans le premier et le deuxième Tekken, ça ne se ressentait pas trop : tous deux étaient difficilement maniables, lents et plutôt lourdeau, et on s’en sortait quand même en s’amusant tant l’ambiance du jeu avait quelque chose de spécial. Par contre, quand l’excellent Tekken 3 est arrivé, la donne a complètement changé : la jouabilité était nettement meilleur, les graphismes plus soignés et les nouveaux personnages très intéressants. C’était un vrai plaisir de trouver toutes les techniques avec le personnage qu’on adore, s’acharner à détruire l’autre sans une once de pitié, et passer des heures et des heures à s’entraîner pour devenir invincible. Le King of Iron Fist Tournament bitch ! Seulement, ce foutu grain de sable se posait là, tranquillement. Il était à la fois la force de Tekken, mais aussi sa faiblesse. Ce poil de couilles dans la soupe, c’était sa jouabilité. Elle était si accessible, instinctive même, que le simple pouilleux venant de Slip-Lamalou-les-Bains en Ardèche du Nord qui n’a jamais touché une manette de sa vie et reluque sa sœur depuis toujours pouvait ruiner ton mojo en seulement quelques minutes ! Se faire ratatiner cordialement par un inconnu, une grand-mère, ou pire, ta compagne/ton compagnon, c’est tout sauf fair-play. C’est du foutage de gueule pur et simple. Des couples ont été brisés, des enterrements secrets ont eu lieu, et des suicides collectifs faisait la une de Voici. Mais personne ne s’en souvient. Un scandale.


06. DIE HARD TRILOGY : Victoire du Fun

  • Die Hard Trilogy AffAnnée : 1996
  • Editeur : Fox Interactive
  • Développeur : Probe Entertainement
  • Mode de jeu : 1 joueur
  • Genre : Aventure, Rail Shooter, Course
  • Dispo : Saturn, PC

Concrètement, cette adaptation de la trilogie des Die Hard est archi naze. Le jeu est laid, difficilement maniable, et ne fait pas du tout honneur aux films. Alors pourquoi le descendre de la sorte pour le mettre dans ce Top 10 ? Tout simplement parce que Die Hard Trilogy est un pur moment d’éclate, un défouloir aussi bourrin que les films eux-mêmes ! Divisé en trois jeux différents (sur une seule galette, donc imagine un peu la qualité des graphismes !), Die Hard Trilogy propose un genre différent à chaque fois, en gardant une seule ligne de conduite : la violence. Piège de cristal voit (l’horrible) McClane sauver des otages et tuer des terroristes dans un building, le tout à la troisième personne ; 58 minutes pour vivre propose un Time-Crisis-Style, où il suffit de tirer sur tout ce qui bouge, excepté les gens qui attendent tranquillement leur avion ; et Une journée en enfer permet de conduire des véhicules et de sauver la population de New York en trouvant les bombes disséminer un peu partout dans un temps imparti. Et quel que soit le jeu, vous pouviez plus ou moins tout détruire comme bon vous semble, et ça c’est fendart ! Le jeu est en anglais, donc pas de vannes du doubleur de Bruce Willis (Patrick Poivey) à se mettre au creux de l’oreille, par contre l’irremplaçable Yipee Ki Yay est présent à toutes les sauces ! Un jeu dont on ne regrette finalement qu’une chose : qu’il n’y ait pas de mode multijoueur !


05. TONY HAWK’S SKATEBOARDING : Victoire de la Cool-Attitude

Tony Hawk Skateboarding Aff US

  • Année : 1999
  • Editeur : Activision
  • Développeur : Neversoft
  • Mode de jeu : 2 joueurs
  • Genre : Simulation sport extrême
  • Dispo : Nintendo 64, Dreamcast, Game Boy Color

Le jeu Tony Hawk’s Skateboarding n’avait aucun mal à te convaincre pour deux raisons, même si, comme nous, le monde du skate t’intéressait aussi fortement que la carrière d’Henri Dès : sa jouabilité simple et sa cool-attitude. La prise en main rapide, qui permettait de faire des figures impressionnantes dès les premières minutes de jeu, accompagnée par des graphismes pas trop vilains suffisaient largement à nous convenir. Alors si en plus on rajoute à ça des niveaux tous plus géniaux les uns que les autres (possibilité de slider sur des néons au plafond ou des escalators dans une galerie marchande, de péter des vitres ou des boîtes dans ton skatepark préféré, ou te prendre le tramway de San Fransisco en pleine face…), des sons qui gonflent ton égo (cris et applaudissements du public quand tu fais une figure, plus un clic d’appareil photo quand c’est un truc de taré : tu te crois Tony Hawk en personne mon gars !), ou le must du must, écouter des morceaux pop/rock déments, c’était l’extase ! Se concentrer sur le fun, et non la simulation, voilà ce qui nous plaisait ! Et au moins, on savait parler skate sans avoir à poser le pied une seule fois dans un skatepark… Parce que ça, c’était trop crevant… A noter : Tony Hawk’s Skateboarding 2 n’a jamais atteint notre étagère, mais il est considéré comme l’un des meilleurs jeux Playstation ! A la différence de toutes les suites, qui se ramassent lamentablement.


04. MORTAL KOMBAT TRILOGY : Victoire de l’Ultra-Violence

Mortal Kombat Trilogy Aff

  • Année : 1996
  • Editeur : Midway
  • Développeur : Midway
  • Mode de jeu : 2 joueurs
  • Genre : Kombat
  • Dispo : Nintendo 64, Saturn, PC

Viens là que je te gèle les couilles avec Sub-Zéro, que je te crame la gueule avec Scorpion ou que je te tranche en deux avec Kung Lao ! A la différence de tous les autres jeux de combats, la saga Mortal Kombat ne fait pas vraiment dans la dentelle. Sortir victorieux d’un affrontement aussi dynamique que Mortal Kombat Trilogy était déjà un exploit en soi, alors si en plus vous pouviez achever votre ennemi par une Fatality bien dégueulasse, c’était carrément le pied ! Bien maîtriser ce jeu n’était pas vraiment simple – dans ta face Tekken ! -, mais quand deux bons joueurs s’affrontaient, ça donnait un spectacle particulièrement dantesque. Mortal Kombat Trilogy – qui regroupait tous les personnages sortis sur les opus précédents, où même les boss étaient jouables ! – était le dernier volet génial de la franchise. Tous les opus suivants ont été quasi catastrophiques, s’essayant sans succès à la 3D, (dont un où les fatalities n’existaient même pas, Mortal Kombat vs DC Universe), et il faudra attendre Mortal Kombat sur Playstation 3 (le neuvième volet) avant de pouvoir s’éclater vraiment à se déchiqueter avec qualité. Petit plus, le créateur Ed Boon a toujours voulu apporter un soin particulier à l’histoire de son jeu, et c’est un des détails que les fans apprécient le plus (le très bon Mortal Kombat X).


03. METAL GEAR SOLID : Victoire du Septième Art

  • Metal Gear Solid AffAnnée : 1999
  • Editeur : Konami
  • Développeur : Konami
  • Mode de jeu : 1 joueur
  • Genre : Aventure Infiltration
  • Dispo : PC, Game Cube (remake Metal Gear Solid : The Twin Snake)

Qui a essayé Metal Gear Solid à sa sortie s’est forcément pris une belle mandale dans la gueule. Là où les jeux d’aventures proposaient de l’action, de la plate-forme et du bourrin, la saga du grand Hideo Kojima prenait à contre-pied tous ces standards pour briser la routine : de l’infiltration jamais vu (faire du bruit pour attirer les gardes, faire gaffe à ses traces de pas dans la neige, traverser des conduits d’aération pour rester invisible), un scénario poussé et très alambiqué (on a toujours rien compris, même après les volets suivants !), et surtout une mise en scène hors norme. Sur ce dernier point, Kojima, cinéphile jusqu’au bout des ongles, reprend avec talents des codes propres au 7ème art, aussi bien dans des scènes d’action démentielles (percutante poursuite dans les tunnels, combat final), de cruel suspens (scène de torture : Meryl ? Otacon ?), ou encore de mélancolie dramatique (la conclusion avec Sniper Wolf). Sa réussite est d’autant plus exemplaire grâce au soin apporté aux personnages qui peuplent Metal Gear Solid. Solid Snake en tête, c’est indéniable, mais pas que. Son amitié grandissante avec Otacon, sa relation spéciale avec Meryl, sa rivalité avec Liquid et Revolver Ocelot, tout est d’une précision renversante, et les boss à abattre sont tout simplement inoubliables : Gray Fox, Psycho Mantis, Vulcan Raven… Du grand art !


02. LES CHEVALIERS DE BAPHOMET : Victoire de l’Ingéniosité

Baphomet 1-2 Aff

  • Année : 1996
  • Editeur : Virgin Interactive, Sony CE
  • Développeur : Revolution Software
  • Mode de jeu : 1 joueur
  • Genre : Aventure Point & Click
  • Dispo : Game Boy Advance, Nintendo DS, Wii, PC, Android, iPad…

« Paris en automne, les derniers mois de l’année… » Premiers mots inoubliables de ce jeu absolument mythique. George Stobbart, touriste américain, et Nicole Collard, journaliste française, enquêtent ensemble sur un attentat perpétré par un clown, en pleine terrasse de Paris. L’aventure intelligente des Chevaliers de Baphomet va s’avérer être remplie de mystères, de trahison mais aussi de surnaturel, teintée d’humour, le tout dans un style dessin animé très plaisant qui ne prend presque pas une ride. Le système de point-and-click permettait des réflexions intenses pour résoudre des énigmes souvent difficiles (combien de fois tu te prends la tête et, au fond du gouffre, tu tentes des trucs improbables du genre utiliser ton mouchoir sale avec ta clé à molette !), et quand tu parvenais à les résoudre enfin, tu te sentais surpuissant ! Seul gros hic : ses foutus de temps de chargement ! T’avais le temps de te bouffer un mcdo et te mater les Minikeums dès tu changeais d’endroit ! Sinon, la suite, Les Boucliers de Quetzalcoatl, ne démérite carrément pas, l’histoire étant tout aussi passionnante, plus exotique, plus jolie, et plus longue également. La saga compte en 2016 cinq volets (et comme Mortal Kombat, l’ère de la 3D ne lui a pas rendu service).


01. FINAL FANTASY : Victoire de l’Arnaque

Final Fantasy 7-8-9 Aff

  • Année : 1997
  • Editeur : Square, SCEE (Europe)
  • Développeur : Square
  • Mode de jeu : 1 joueur
  • Genre : RPG
  • Dispo : Playstation 3 et 4 (PSN), remake sur PS4

Le vainqueur de ce Top peut être aussi considéré comme le pire Némésis de notre vie. En théorie, la jeunesse est faite de sorties, de rencontres, de découvertes, mais surtout d’expériences ! Ces choses-là nous les connaissons, mais seulement par le biais de la saga virtuelle qu’est Final Fantasy. Nos meilleurs potes s’appelaient Clad, Squall et Djidane, et ensemble on parcourait le monde dans ses moindres recoins. Alors c’est vrai que toutes ces heures et ces nuits blanches passées devant sa console à faire du level-up, s’exciter devant des boss ou s’acharner à trouver le moyen de sauver Aeris, on aurait pu les passer à faire des choses bien plus intéressantes dans la vraie vie. Mais non, c’était plus fort que nous. L’ambiance futuriste de Final Fantasy VII et le charisme de Sephiroth nous happait totalement ; les prochaines cinématiques grandioses de Final Fantasy VIII et les recherches des G-Force nous tardaient d’arriver ; et l’histoire gravement magique de Final Fantasy IX et ses personnages haut en couleurs nous occupait l’esprit constamment. Impensable, et finalement impossible, de laisser la console plus de deux jours, seule. En d’autres termes, Square Enix nous a arnaqué : le studio a volé notre jeunesse. Et Dieu sait qu’on aimerait avoir une seconde chance ! Pour recommencer à zéro, changer cette adolescence détruite. Mais on le sait, ça serait inutile : on se jetterait à nouveau sur cette saga unique pour la découvrir comme si c’était la première fois ! Inégalable. Quant au débat stérile du Final Fantasy préféré, inutile de répondre. Clad c’était notre ami dépressif exaspérant, Squall l’amoureux transi lourdingue et Djidane le trublion fatiguant. Et on choisit pas entre ses potes.


OddworldPour certains, ça doit être étrange de ne trouver dans ce classement presque aucun des jeux populaires et incontournables tel que Tomb Raider, Resident Evil, Crash Bandicoot, WipEout ou encore Gran Turismo. Mais pour nous, certains de ces jeux n’ont jamais dépassé le stade de « jouer chez un pote » ou « jouer en CD démo ». Pour les jeunes qui l’ignorent peut-être, à une époque où Mr. Internet se faisait encore timide, les magazines de jeux vidéos proposaient des CD bonus, avec de jeux de démo dessus. C’était le meilleur et unique moyen de tester et se faire une idée précise d’un titre. D’où le fait que certains (beaucoup) d’entre eux sont restés de simple bêta sans seconde chance.

Cependant, d’autres jeux ont rempli leur quota heures/passion/énervement, mais n’ont pas réussi à franchir la ligne victorieuse pour différentes raisons dont tout le monde se fout. De ce fait, nous leur rendons un petit hommage pour montrer que non, nous ne les avons pas oubliés :

  • JADE COCOON : Dans un univers rappelant beaucoup celui de Princesse Mononoke de Miyazaki, le joueur pouvait capturer des monstres, et les fusionner entre eux pour donner des races nouvelles, aux physiques souvent particuliers, pour ensuite les envoyer combattre à vos côtés. Jeu de rôle au tour par tour, BO sublime, cinématiques en animation japonaises : un must évident.
  • ODDWORLD : L’ODYSSÉE D’ABE : Dans les aventures étranges en 2D de Abe, vous deviez sauver vos compatriotes du joug du terrible Glukkon Molluck. Univers sombre (LA grosse qualité du titre) mais humour omniprésent, assurés par des cinématiques à tomber pour l’époque. L’Exode d’Abe, la suite, était tout aussi extra.
  • MICRO MACHINE V3 : Seul, ce jeu était inutile. A plusieurs, c’était des heures et des heures de course démentes, de réflexes assidus, de coups bas gratuits, et surtout d’amitié ruiné. Fun, excitant, et épuisant !
  • MUSIC 2000 : Avec une bibliothèque impressionnante de sons, ce logiciel permettait de créer des millions de musiques, souvent dans le domaine de la dance/techno/house, mais pour peu qu’on savait se débrouiller, les possibilités étaient presque infini (un petit tour sur youtube permet de voir le potentiel incroyable du jeu, datant de 1999 !) 
  • WORMS : La guerre des vers de terre est à l’apogée, encore aujourd’hui, avec le jeu Worms Armagedon, mais déjà le premier envoyait du rêve. Les graphismes étaient certes pauvres, mais le principe jouissif restait le même : exploser l’équipe adverse à coups de bazooka et mitraillettes !
  • DRAGON BALL ULTIMATE 22 : Fans de Dragon Ball, il nous fallait obligatoirement un jeu du manga. Et entre l’horrible Final Bout et ça (les deux seuls auxquelles on a joué), le choix est évident : 22 personnages (27 avec un code), combat sur terre ou dans les airs, gros pouvoirs, grosses bastons… Ajoutez à ça une cinématique d’intro terrible, il nous en fallait peu !
  • BUSHIDO BLADE : Jeu de combat en 3D sans barre d’énergie, Bushido Blade proposait des combats uniques, à l’arme blanche, où un coup bien placé terrassait votre adversaire instantanément. Chaque personnage avait son style de combat bien propre, et la clef était dans la maîtrise totale d’au moins l’un d’eux !
  • BLOODY ROAR : Totalement bourrin, exutoire sanglant à la bande-son exclusivement metal, ce jeu de combat n’avait que huit personnages, mais proposer des affrontements franchement explosifs car chacun d’eux pouvaient se transformer en animal surpuissant (Tigre, Loup, Taupe…). Une excellente alternative quand on a fait fumer un Mortal Kombat plus technique.
  • SYPHON FILTER : Arsenal ultra-complet, taser qui crame les terroristes, cinématiques (moches) digne d’un film, les trois aventures de l’agent Gabe Logan assouvissaient notre soif d’action, et plus encore grâce à un mode où deux joueurs s’affrontaient en écran splité. Le pendant actioner de Metal Gear Solid.

PlayStation 1 consoleVoilà. Vous l’avez compris, James Playstation a ruiné notre enfance. Mais le problème, c’est qu’il ne s’est pas contenté de ça le bougre. Non. En grandissant, il s’est adapté à nous, et a continué à nous faire les yeux doux. Sans jamais s’arrêter. Donc un jour, vous allez découvrir logiquement nos 10 meilleurs souvenirs concernant la Playstation 2. Puis la Playstation 3. Et si on est pas mort d’ici là, peut-être parlerons-nous de la Playstation 4…