LE MEILLEUR DE HANS ZIMMER

Hans Zimmer Interstellar


QUI EST HANS ZIMMER ?

Hans Zimmer jeune2La filmographie de Hans Zimmer dépasse l’entendement. Flirte même avec l’indécence. Présent dans le paysage des musiques de film depuis les années 80, ce compositeur allemand naturalisé américain a réalisé une sacrée flopée de soundtracks à ce jour, incluant cinéma, télévision et même jeu vidéo. Autodidacte, passionné de musique depuis toujours et particulièrement de musique électronique Hans Zimmer se forme en Angleterre en faisant des jingles pour un studio avant de participer à la célèbre chanson de The Buggles Video killed a radio star, dont il assure notamment le clavier, vers la fin des années 70.

rain-manCe succès éphémère ne l’empêche pas de continuer, et début 80, il fait la rencontre de Stanley Meyers, compositeur pour la télévision mais aussi pour le cinéma (Voyage au bout de l’enfer). Il collabore avec cet homme des années durant, mais grâce à son talent inné, Meyers lui confie assez rapidement des projets solos. L’un d’eux, Un monde à part, va particulièrement taper dans l’œil (enfin, dans l’oreille) de Barry Levinson, qui lui demande alors de s’occuper de son prochain projet : Rain Man. Dès lors, la route vers Hollywood s’ouvre à lui : son travail est nominé aux Oscars 1989 ! Une première qui donne des ailes !


L’AMÉRIQUE

Hans Zimmer studioZimmer va alors s’installer à Los Angeles et fonder le studio Media Ventures. Son objectif est de former de jeunes compositeurs afin qu’ils aient eux aussi leur chance, comme Zimmer l’a eue avec Stanley Meyers. Et les propositions, qui affluent depuis Rain Man, lui facilitent la tâche. En outre, il soutenu dans son entreprise par des amis à lui tel Nick Glennie-Smith (L’homme au masque de fer). Une initiative peu commune dans le milieu, où chacun s’occupe personnellement de son projet (ou fait appel à des petits « nègres » en secret), mais gratifiante, puisqu’il peut réaliser entre cinq et huit soundtracks par an.

Black Rain picLe premier film d’action – son futur domaine de prédilection – pour lequel il compose s’appelle Black Rain (1989). C’est le sixième long-métrage du déjà célèbre Ridley Scott, puisque Alien et Blade Runner comptent déjà à son palmarès. Zimmer fait alors forte impression sur le réalisateur. A tel point qu’il s’occupe ensuite de son film suivant, Thelma et Louise (1991), ainsi que du cinquième long-métrage de son frère Tony Scott, Jours de tonnerre (1990). Sa popularité se forge peu à peu, il participe à des productions aussi bien intimistes (A propos d’Henry),  que comiques (Rasta Rockett) ou spectaculaires (Backdraft), mais c’est en 1994, avec la sortie du Roi Lion, que Zimmer livre toute la quintessence de son art.


LA CONSÉCRATION

Composer Hans Zimmer holds the Oscar he won for beAvec l’un des meilleurs films d’animation de Disney, Zimmer empoche le Grammy Award, le Golden Glode et surtout l’Oscar de la meilleure musique de film, et rafle le prix au grand Alan Silvestri (pour Forrest Gump) ainsi qu’à Elliot Goldenthal (pour Entretien avec un vampire). Par ailleurs, si cette statuette reste son seul Oscar à ce jour (malgré 9 nominations), elle le propulse néanmoins dans le cercle très prisé des compositeurs qu’on s’arrache à Hollywood.

Si Ridley Scott (Hannibal, La Chute du Faucon Noir, Gladiator) et Tony Scott (USS Alabama, Le Fan) continuent à faire appel à Zimmer (que ce soit à lui directement ou à son studio), il participe aussi à d’autres films de réalisateurs à la renommée internationale, comme Michael Bay (Pearl Harbor, Rock), John Woo (Broken Arrow, Mission : Impossible – 2), Antoine Fuqua (Les larmes du soleil, Le Roi Arthur) ou bien Terrence Malick (La ligne rouge). Mais il est vrai qu’il est tout de même devenu le compositeur fétiche de quelques privilégiés, à l’image de Ron Howard (la « trilogie » Da Vinci Code, Frost/Nixon), Christopher Nolan (pour qui il travaille depuis 2005 avec Batman Begins) et Gore Verbinski (une idylle qui dure depuis son film d’horreur Le Cercle, 2002).


LE GÉNIE

Hans Zimmer workSon style, précurseur à l’époque, se caractérise par l’alliance parfaite entre l’électronique et l’orchestral, qu’il continue de maîtriser à la perfection encore aujourd’hui. Un style souvent reproduit par ses « disciples », parfois avec un talent bien moindre, d’autant que lui-même ne réussit pas tout ce qu’il touche. Certaines de ses compos sentent le réchauffé, d’autres s’essayent à un renouveau pas toujours très bien accueilli. Mais force est de constater que Hans Zimmer continue de faire parler son génie dans tout ce qu’il fait, et ne lésine certainement pas sur le boulot. (Mais là, c’est sûrement un manque d’objectivité de notre part, fan éperdu que nous sommes…)


L’HÉRITAGE

Hans Zimmer Remote ControlAujourd’hui, son studio Media Ventures (devenu Remote Control Productions suite à des différends avec son co-créateur) est vulgairement appelé « l’écurie de Hans Zimmer » ; son style se multiplie (au grand dam des détracteurs de ce genre de musique) avec plus ou moins de talent,  et cela permet à de nombreux compositeurs d’accéder à une notoriété inespérée dans le milieu. Mark Mancina (Bad Boys, Vaiana, la légende du bout du monde), Henry Jackman (Uncharted 4, Kingsman : service secrets), Lorne Balfe (Terminator Genisys, 13 hours), Ramin Djawadi (Game of Thrones, Pacific Rim) ou encore Steve Jablonsky (la saga Transformers, Pain and Gain) peuvent certainement le remercier !

Hans Zimmer profileEn 2016, Hans Zimmer annonce, après avoir réalisé la BO de Batman V. Superman : L’aube de la Justice aux côtés de Junkie XL (Mad Max : Fury Road), qu’il met un terme aux films de super-héros. Une déception pour les fans, lui qui aura laissé sa marque pour la trilogie du Dark Knight de Nolan, le Man of Steel de Zack Snyder, et du deuxième Amazing Spider-Man de Marc Webb. Bon, gageons qu’il restera probablement producteur de certaines de ces futures œuvres, puisqu’on imagine aisément que les réalisateurs feront appel au studio Remote Control Productions pour la suite… Et réjouissons-nous de retrouver un Hans Zimmer peut-être plus inspiré, d’autant qu’avec Dunkirk, il va retrouver l’un de ses péchés mignons : le film de guerre.


Nos 10 compositions préférées de l’artiste, par forcément classées par ordre de préférence :


Gladiator AffGLADIATOR (2000)

de Ridley Scott. Pendant que le réalisateur parvenait à remettre le péplum au goût du jour magistralement, Hans Zimmer livrait l’une de ses plus belles œuvres, tantôt d’un dynamisme redoutable, tantôt d’une tristesse désarmante, aidé par la voix ensorcelante de Lisa Gerrard. Il méritait amplement un Oscar, mais fut battu  – certainement de peu – par la BO de Tigre et Dragon de Tan Dun. Que tout le monde a oubliée…

NOTE DU FILM : 4,5/5


Le Roi Lion AffLE ROI LION (1994)

de Roger Allers et Rob Minkoff.  Le compositeur fournit ici un travail d’orfèvre, aussi bien épique que solennel. Il maîtrise sans conteste les scènes à l’ampleur visuelle déjà transcendantes (Soyez prêtes, To die for) que celles à la légèreté hilarante (Hakuna Matata). Ce film, qui est l’un des meilleurs classiques Disney, lui vaut le seul Oscar en sa possession à ce jour.

NOTE DU FILM : 4,5/5


Rush aff FRRUSH (2013)

de Ron Howard. Loin du « cœur orchestral », Zimmer met en place une soundtrack foutrement dynamique, qui décoiffe à n’importe quel moment du film, et surtout dès que les moteurs de F1 se mettent à vrombir. De plus, Ron Howard fournit avec Rush une œuvre au visuel incroyable, furieusement puissante, aidée par un casting habité.

NOTE DU FILM : 4/5 [Critique]


Le dernier samourai AffLE DERNIER SAMOURAI (2003)

de Edward Zwick. Film majestueux pour soundtrack totalement sublime. D’une douceur euphorisante, les musiques du Dernier samouraï apaisent comme nulle autre dans la filmographie de l’artiste, et n’agressent jamais l’écoute même quand les scènes épiques interviennent. Une beauté en tous points, parfaite pour ceux qui veulent s’ouvrir au style du compositeur.

NOTE DU FILM : 4,5/5


Rock AffROCK (1996)

de Michael Bay. Celui qu’on considère comme le meilleur long-métrage de Michael Bay se dote d’une BO de taré, offensive en permanence même dans les moments de calme, qui donne dans la surenchère comme Bay adore le faire. Les musiques se marient en fait à la perfection avec le style bourrin de Rock, un actionner excellent à plus d’un titre ! Et puis y’a Nicolas Cage quoi !

NOTE DU FILM : 4/5


INTERSTELLAR aff FRINTERSTELLAR (2014)

de Christopher Nolan. La soundtrack monte en puissance continuellement grâce au thème principal frissonnant, à l’image du film lui-même, et nous fait voyager avec une sérénité troublante dans l’inconnu de l’espace, aussi vide que dangereux, mystérieux et céleste.

NOTE DU FILM : 4/5 [Critique]


The Dark Knight AffTHE DARK KNIGHT (2008)

de Christopher Nolan. L’un des meilleurs films de super-héros propose une BO à l’atmosphère très sombre – le thème du Joker, l’incroyable Why So Serious ?, en est une preuve flagrante -, loin de l’héroïsme exacerbé habituel, excepté peut-être la magnifique Like a dog chasing car. Un revirement des plus appréciables !

NOTE DU FILM : 4,5/5


Pirates des Caraïbes AffLA SAGA PIRATES DES CARAÏBES (2003-2011)

de Gore Verbinski. BO sans grande originalité, même s’il reste néanmoins des fulgurances musclées pour cette saga, comme le thème époustouflant de Davy Jones dans le deuxième ; le « Hoist the color » du troisième opus ; ou même celui des sirènes dans l’horrible quatrième volet. Et puis c’est une bande-son qui, comme la franchise, fout la pêche.

NOTE DES FILMS : 4/5 (sauf le quatrième…)


RAIN MAN (1988)

de Barry Levinson. Sa première incursion à Hollywood fut mémorable. Ce thème enivrant, immédiatement reconnaissable grâce à sa flûte de Pan, personne n’est passé à côté. Tout comme le film, où Tom Cruise et Dustin Hoffman crèvent littéralement l’écran.

NOTE DU FILM : 4/5


Chappie Aff FRCHAPPIE (2015)

de Neill Blomkamp. L’exemple typique d’un film à l’idée intéressante complètement gâchée par un traitement ridicule, avec une fin à vomir ses tripes. Heureusement, la BO qui poutre adoucit le naufrage. Un régal de musique electro – que du pur synthétique -, de poésie high-tech, et un morceau très 8-bits, Illest Gangsta On The Block, très sympa.

NOTE DU FILM : 1,5/5


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