CRITIQUE

[CRITIQUE] SEVEN SISTERS

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 30 août 2017
  • Titre original : What happened to Monday
  • Réalisateur : Tommy Wirkola
  • Scénaristes : Max Botkin et Kerry Williamson
  • Acteurs : Noomi Rapace, Glenn Close, Willem Dafoe…
  • Compositeur : Christian Wibe
  • Genre : Le Lundi au soleil
  • Pays : Amérique
  • Durée : 2h00


2043. Période vachement troublé. Dans un monde de surpopulation, où les ressources de la planète viennent à manquer, une loi a été proclamé. Celle de l’enfant unique. Ceux qui rêvent d’une bonne grosse famille pour toucher les allocs, c’est mort. A la place, ils verront leurs enfants enlevés puis cryogénisés pour que, plus tard, au cas où, sait-on jamais, l’Homme aurait trouvé une stabilité. Genre.

C’est dans cet univers dystopique pas si éloigné de la réalité qu’une femme accouche de sept filles. Morte en donnant la vie, c’est au grand-père que revient la merde (ouais parce que le père est parti chercher des clopes depuis six mois mais il est jamais revenu… enfin, on imagine, on en parle jamais). Heureusement, le grand-père, c’est pas un manchot. C’est Willem Dafoe, pote de John Wick et Némésis de Spider-Man.

Aidé par l’hôpital, il va pouvoir cacher l’existence de ces enfants, et établir un programme avec des règles difficiles mais primordiales à leur survie. De ce fait, chaque fille aura comme prénom un jour de la semaine (y’aurait eu 8 filles, laisse tomber le casse-tête !), et le prénom qui lui sera attribué sera celui de son jour de sortie. En gros, elle sortent une fois pas semaine, prenant l’identité d’une seule et même personne, Karen Settman, et le reste du temps, elles se touchent la nouille dans leur grand appartement.

En 2073, donc 30 ans plus tard, leur secret est toujours bien gardé. Au détour d’une simple scène de dialogue, on apprend à connaître la personnalité de chacune, avec un effet technique des plus réussis puisque c’est Noomi Rapace qui interprète tous les sœurs, au caractère bien trempé pour certaines. Leurs vies n’est pas simple, mais elle s’en sortent tant bien que mal. Jusqu’au jour où tout bascule. Un beau lundi au soleil (c’est faux, c’est une chose qu’on ne verra jamais), un gros problème survient : Lundi disparaît (d’où le titre original, What happened to Monday).

Cool dirons certains ! Le lundi c’est relou, faut reprendre le boulot après un bon week-end famille/bière/Netflix, alors sa disparition n’est pas un drame. Oui, sauf que là on parle d’une des sœurs courage, et pour Mardi, Mercredi et les autres, c’est très problématique.

L’histoire va donc, à partir de là, se focaliser sur la recherche de Lundi. Avec le background qu’il dépeint et le concept simple mais efficace qu’il possède, nul doute que Seven Sisters avait matière à proposer une profonde réflexion sur l’humanité, poser de réelles questions sur l’avenir de la planète, réveiller des consciences, susciter un tant soit peu de responsabilité quant à notre devenir et ceux des générations futures… Mais il n’en est rien.

Une fois les bases posées, on se rend compte qu’elles ne sont qu’un prétexte à un film d’action plutôt manichéen, sans réelle surprise ni aucun mystère, si ce n’est celui de la disparition de Lundi. Clairement la partie décevante de ce long-métrage, d’autant que la promotion du film insistait sur un « vous ne devinerez jamais la fin ! » des plus intrigants (de ce côté-là, vous n’allez pas tomber à la renverse, ça reste un twist vu et revu, et loin d’être intéressant ici).

Mais au-delà des défauts qui, si on commence à tous les nommés, Star Wars épisode XIX sera déjà sur les écrans, Seven Sisters a quelques qualités qu’on ne peut renier. Et la première de toutes est sans conteste Noomi Rapace. Une prestation au combien impériale, crédible dans absolument tous les personnages qu’elle interprète, l’actrice suédoise peut aussi bien se révéler sexy, introvertie, drôle et violente. Elle porte sans l’ombre d’un doute le film sur ses épaules musclées, et ne failli pas une seule fois. Tout sonne vrai, donnant l’impression de voir vraiment sept personnes différentes.

De plus, même si le rythme n’est pas toujours très bien géré, on assiste à un spectacle captivant, se déroulant presque sans anicroches. Tommy Wirkola (l’inutile Hansel et Gretel : chasseurs de sorcières) ne propose pas grande nouveauté technique à se mettre sous la dent ni même d’originalité dans les scènes d’action, mais à l’image de Mercredi qui offre de la castagne particulièrement redoutable, c’est suffisamment divertissant et bien fait pour accrocher et découvrir le fin mot de l’histoire.


POUR LES FLEMMARDS : Seven Sisters ne profite pas assez de son concept ultra-riche et très passionnant, mais le spectacle captivant est assuré par une Noomi Rapace totalement exemplaire.

NOTE :



Bande-annonce de Seven Sisters :

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