CRITIQUE

[CRITIQUE SÉRIE] THE DEFENDERS, SAISON 1

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 18 août 2017
  • Titre original : –
  • Créateur : Marco Ramirez, Douglas Petrie
  • Acteurs : Charlie Cox, Krysten Ritter, Mike Colter, Finn Jones…
  • Compositeur : John Paesano
  • Genre : Un aveugle, une alcoolique, un noir et une tapette sont dans une grotte…
  • Pays : Amérique
  • Durée : 50 minutes/épisode
  • Statut : 1 saison


Les présentations ont été faites. L’impulsif Daredevil s’occupe de la racaille de Hell’s Kitchen à coups de tatane en mode berserk, l’alcoolique Jessica Jones joue la détective en essayant de mettre un terme aux conneries de son Docteur Who personnel, l’imposant Luke Cage protège Harlem avec la puissance du « I’ll be black » Terminator en lui, et l’infâme Iron Fist ne comprend rien à rien mais frappe du vilain avec ses techniques junior de yoga. Toute la bande est au complet, tous ont eu 13 épisodes pour montrer leur carte d’identité (26 pour le démon aveugle), et les voilà maintenant réunis.

La raison de cette réunion ? Stopper une organisation très méchante appelé Le Pied (ou La Main, on a pas très bien suivi), dominer par une Helen Ripley saoulée d’avoir chasser de l’Alien tout au long de sa longue vie. Son but : détruire New York. Soit un enjeu tout pété d’avance puisqu’on l’a vu, dans les productions Marvel actuelles, New York brille toujours de mille feux.

Tant pis pour l’originalité et le suspens, les Defenders vont quand même tout faire pour protéger leur ville. Alors les voilà prêts à se rassembler, mais avant tout, la série veut nous mettre à jour sur ce qu’ils sont devenus depuis tout ce temps. Du coup, faut se taper trois épisodes poussifs, horriblement mal écrits et terriblement inintéressants, qu’on aurait pu régler en un seul, mais qui se concluent dans une grosse baston malgré tout bien foutue, réunissant enfin la dream team.

A partir de là, on se frotte les mains, et on s’imagine déjà les déculottées magistrales que vont se bouffer les méchants tout pas beaux. Hélas, plus ça avance, plus le côté bavard et étiré en longueur continue de s’immiscer au coeur de la série. Et même si on assiste parfois à des affrontements et des vannes qui fonctionnent (on rappelle qu’on a dit « parfois »), force est de constater que la plupart du temps, ben, on se fait royalement chier.

Ce n’est pas tant à cause de Daredevil. Le personnage est toujours aussi fascinant et violent, et Charlie Cox enterre tout le monde avec son interprétation parfaite de Matt Murdock. Ce n’est pas tant à cause de Jessica Jones non plus. Son humour naturel, son « osef » mitigé et son héroïsme malgré elle sont un plaisir à retrouver. Ce n’est encore moins pas à cause de Luke Cage. Si sa saison entière l’a desservi dans une histoire ennuyeuse, il confirme ici qu’il est un second couteau absolument indispensable, alliant un sens comique et un sens de la justice toujours aussi incisif.

Non, ces trois-là sont très bien… Par contre, cette fumisterie d’Iron Fist, lui, il fait clairement partie des gros points noirs de The Defenders. Si Finn Jones n’a aucune prestance (ce n’est pas nouveau), c’est l’écriture de son personnage qui horripile le plus (remarque, ce n’est pas nouveau non plus…). Ce sale gamin se prend pour un adulte, mais se révèle totalement inutile dans des affrontements qu’il perd la plupart du temps – la classe le soi-disant élu désigné pour protéger un village ! -, ou énervant quand il n’écoute personne et enchaîne les bourdes, le tout en faisant du boudin. Insupportable. Et le pire de tout, c’est que l’histoire principal tourne autour de lui ! Genre le sauveur d’un monde, mais qui essaierait de combattre la menace en ayant pris la pilule bleue de Morpheus !

Aussi, le manque cruel d’ampleur des principaux méchants fait peine à voir. Sigourney Weaver n’est jamais inquiétante et semble vouloir se barrer dès qu’elle apparaît à l’écran, et ses collègues (qui sont normalement au panthéon du côté obscur) ne valent pas tripette : un japonais qui parle japonais mais que tout le monde comprend ; un barbu qui aimerait sauter sa disciple asiatique avant d’aller au taf ; un noir délaissé qui perd la tête ; et une vielle chinoise qui se trouve être en fait une Jedi (madame Gao est cependant la moins pire). D’une organisation criminelle censée diriger tout dans l’ombre, on se retrouve avec blaireaux incapables. En gros, on a aucun méchant emblématique. On est loin des Wilson Fisk, Cottonmouth et autre Kilgrave (car ce n’est pas Elktra qui fait rêver…).

Pour en rajouter une couche, les personnages secondaires sont très mal utilisés. Si on excepte un peu Foggy, qui reste légèrement pertinent par rapport aux autres, on sera vite désintéressé de Trish (la pote de Jessica Jones), Collen Wing (la meuf d’Iron Fist), Claire Temple (la meuf de Luke Cage) ou de Karen Page (la meuf ex-futur-ex de Matt Murdock), tous aussi inconsistants les uns que les autres.

Mais ne crachons pas complètement dans la soupe. Entre un générique très agréable, une alchimie entre les héros réjouissante – celle de Daredevil et Jessica Jones est plaisante, mais c’est surtout entre Luke Cage et l’autre baltringue au poing veilleuse pour bébé qui ressort du lot, aussi touchante qu’hilarante -, et des combats de bonnes factures (à côté de ceux de la saison 1 d’Iron Fist, c’est clairement au-dessus, mais ça vaut pas la pêche et la violence qu’on avait droit pour ceux de Daredevil), tout n’est pas à jeter non plus.


POUR LES FLEMMARDS : The Defenders est gâché par son scénario laborieux, une équipe de méchants insipide, des dialogues vides et interminables, et surtout un Iron Fist insupportable. Daredevil, Jessica Jones et Luke Cage sauvent difficilement les meubles.

NOTE : 



Bande-annonce de The Defenders :

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