CRITIQUE

[CRITIQUE] VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 26 juillet 2017
  • Titre original
  • Réalisateur : Luc Besson
  • Scénaristes : Luc Besson, d’après les bandes-dessinées de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières
  • Acteurs : Dane DeHaan, Cara Delevingne, Clive Owen…
  • Compositeur : Alexandre Desplat
  • Genre : La Cité des Mille Boulettes
  • Pays : France
  • Durée : 2h15


Ne serait-ce que pour éviter de rentrer dans ce Besson-bashing, qui consiste souvent à cracher sur le bonhomme avant d’avoir vu son nouveau film, on aurait aimé adorer Valérian et la Cité des Mille Planètes. On se doutait qu’il y aurait un souci dans le scénario, que ça n’aurait pas volé très haut, toussa, mais en étant conscient de ce possible souci, on a vu le film le cœur léger. Même une histoire dégueulasse de prophétie, d’élu et toute la panoplie du pauvre, on était prêt à pardonner.

Et on y a cru pendant un très bon moment. Car Valérian et la Cité des Milles Planètes démarre sous les meilleurs auspices, où l’on assiste au Premier Contact de l’humanité avec des créatures qui peuplent la Galaxie, s’enchaînant sur la présentation d’un monde féerique (qui le devient beaucoup moins suite à une invasion étrange), pour arriver enfin vers les deux agents Valérian et Laureline avec une mission simpliste mais très fun dans un décor impressionnant, tout en mélangeant réalité virtuelle et double dimension.

Et même si on tiquait déjà sur les acteurs principaux et leur alchimie très hasardeuse, et que les vannes fonctionnaient une fois sur quinze, on s’est tout de suite pris au jeu. Car l’univers que nous présente Luc Besson est ultra-riche. Archi prometteur même. Infini en fait. Pas étonnant que Christin et Mézières – respectivement auteur et dessinateur de la bande-dessinée originelle – puissent encore y trouver des histoires incroyables à raconter.

Hélas, cet univers fabuleux (les plus sceptiques y verront sans mal les références à Avatar ou Mass Effect entre autres, mais on passera outre volontairement), ce n’est pas la trame du film qui lui rendra honneur. En soi, elle n’est pas non plus dérangeante. Parfois la simplicité permet de creuser un peu plus les détails sur ce qu’il se passe autour. Seulement, pour que ça s’avère juste, il faut que les sous-intrigues qui nourrissent le monde soient tout aussi, si ce n’est plus, intéressantes. Ce qui n’est, bien entendu, pas du tout le cas ici. « – Quoi ? Valérian a des soucis ? Allons le sauver alors qu’il pionce pépère ! Comment ? Laureline s’est fait capturer ? Allons la secourir avant qu’elle ne finisse en œuf à la coque ! » Remplir le film avec des missions de sauvetages insipides impacte trop le rythme et la situation d’urgence instaurée, et de ce fait l’ennui pointe doucement le bout de son nez.

Et si amoindrir l’enjeu principal en s’éparpillant est certainement le plus gros défaut de Valérian – le rendant du coup bien trop long -, il n’est malheureusement pas le seul. Car cette fois, Besson s’est planté sur son casting dans les grandes largeurs, à commencer par son couple star. Dane DeHaan (A cure for life) n’a pas l’envergure qu’il faut pour son personnage (très mal écrit par ailleurs). Clairement, les rôles de gentils presque tout lisses ne lui vont pas du tout, lui qui, habituellement, nous emballe à chaque film. A côté, Cara Delevingne (Suicide Squad) semble plus à l’aise, et même si l’actrice est loin d’une prestation mémorable, c’est peut-être celle qui s’en sort le mieux.

Tous les autres, qui ne sont que des caméos plus ou moins importants, ne valent pas tripette non plus, que ce soit les pourtant très talentueux Clive Owen ou Alain Chabat, en passant par Rihanna – qui d’ailleurs incarne certainement le personnage le plus intéressant, mais tellement mal exploité qu’il en devient ridicule.

En somme, Luc Besson réussit à présenter un monde excitant, avec tout ce qu’il faut de mystères et de règles à découvrir, mais s’il avait déployé toute cette énergie également dans son scénario, Valérian et la Cité des Mille Planètes aurait pu atteindre des sommets, et l’excitation de voir une suite aux aventures de ce couple aurait été intenable. Car sans vouloir en rajouter une couche, la BD s’appelle Valérian, agent spatio-temporel. Temporel, putain ! A partir de là tout est permis quoi ! Bref, si suite il y doit y avoir, notre seule requête serait que Besson s’aide d’un autre scénariste, afin de peaufiner et les personnages et l’intrigue principale.


POUR LES FLEMMARDS : Paresseux, long et vide, Valérian et la Cité des Mille Planètes aurait pu avoir une histoire plus folle et incroyable, surtout avec l’univers ultra-riche qu’il possède. Rageant !

NOTE : 



Bande-annonce de Valérian et la Cité des Mille Planètes :

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1 réponse »

  1. Salut,

    Selon moi, ce long-métrage est trop long. Je pense que Luc Besson a voulu prouver aux Américains qu’il pouvait faire comme eux. Le point positif est que le film est visuellement éblouissant.

    Aimé par 1 personne

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