CRITIQUE

[CRITIQUE] FAST AND FURIOUS 8

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 12 avril 2017
  • Titre original : The Fate of the Furious
  • Réalisateur : F. Gary Gray
  • Scénariste : Chris Morgan
  • Acteurs : Vin Diesel, Dwayne Johnson, Jason Statham…
  • Compositeur : Brian Tyler
  • Genre : Un Destin de Furieux
  • Pays : Amérique
  • Durée : 2h15


Toretto et sa bande sont de retour, et cette fois c’est la machiavélique Charlize Theron qui vient foutre le dawa en lieu et place de Statham. Fast and Furious 8 fait directement suite à Fast and Furious 7 (la chronologie du bordel est enfin rentré dans l’ordre), et outre un nouveau méchant et de nouvelles alliances prévus au programme, ce huitième volet voit deux éléments qui sont une grande première dans l’histoire de la saga.

Premièrement, Vin Diesel passe du côté obscur de la Force en tournant le dos à la famille. Revirement du personnage ? Ras le bol de la Corona ? Chantage ? Pas d’inquiétude, la raison de cette pirouette scénaristique est ridicule, et voir Baboulinet dans ce rôle de gros vilain traître confirme (comme s’il y avait besoin) que Vin Diesel est un excellent mauvais comédien. Dans une zone d’inconfort totale, l’acteur possède des scènes où il doit se rebeller, crier pour rien, hésiter, mais surtout pleurer, et toutes sont plus affligeantes les unes que les autres.

Deuxièmement, avec ce retournement de situation digne d’un twist de Shyamalan, le film possède du coup une grosse lacune : l’absence malheureuse de Paul Walker. Certes ce n’est pas une première – il n’était déjà pas là dans Fast and Furious : Tokyo Drift -, mais cette fois, avouons-le, la trame peut difficilement se passer du personnage de Brian O’Connor (après tout ce qu’ils ont vécu ensemble, ça paraît improbable qu’il n’intervienne pas). Heureusement, le scénario ne fait pas trop dans la guimauve comme on le craignait, les allusions à Polo n’étant qu’au nombre de trois environ (bon, le barbeuc n’a pas la même saveur sans lui, et l’hommage final est archi-grotesque).

Mais trêve de plaisanteries, les raisons pour lesquelles on est devenu fan de la franchise (depuis le cinquième volet) ne tiennent pas au jeu d’acteur de Diesel, à la présence de Walker, et encore moins au scénario inconsistant. On est devenu fan par l’arrivée de The Rock, pour la direction prise par les aventures (délaissant le côté tuning de Jacky pour un style plus bourrin), pour The Rock (oui, encore), et bien sûr les scènes d’action d’un… autre genre.

Et de côté-là, c’est l’apothéose. Ou l’aberration diront certains. C’est clairement de la surenchère. Plus les épisodes s’alignent, plus les moments de bravoure perdent en crédibilité ce qu’elle gagnent en intensité jubilatoire. Un carnage de tôle avec des voitures fantômes lancées à toute berzingue comme les zombies de World War Z, une poursuite Holiday on Ice avec un sous-marin où Dwayne Johnson patine tranquillement en balançant des missiles, ou bien un babysitting musclé d’un Statham en grande forme : tout est prétexte à l’éclate débile et sans commune mesure. 

Et c’est dans cet optique que le meilleur de Fast and Furious 8 réside en deux noms : Dwayne Johnson et Jason Statham. Une combinaison délirante – qui pourrait parfaitement devenir une marque de bazooka (j’ai acheté le dernier Stath’ & Johnson, il est ter-ri-ble) – autant dans la testostérone que dans la vanne « c’est moi qui ai la plus grosse ». Les acteurs éclipsent tout le monde dès qu’il s’agit de se rentrer dans le lard verbalement avec des répliques cingantes, et possèdent les plus grands moments du film. D’autant que grâce au fait que Vin Diesel devienne l’ennemi, The Rock s’approprie le rôle du leader de la team. Et ça, ça n’a pas de prix (on serait même prêt à pardonner la rancœur qu’on avait pour le 7, où il n’était que trop peu présent) !

Alors oui, tout n’est pas rose ! C’est affreusement mal amené sur certains points ; la cohérence de quelques personnages est partie rejoindre Paul Walker ; Tyrese Gibson en fait des caisses (parfois un peu trop) ; garder la team au complet pour remplir l’écran fait parfois office de redondance (on pense à toi Nathalie Emmanuel, une autre geek inutile de faire revenir), bref Fast and Furious 8 ne manque pas de nazittude. Mais avec ce fun ultra-communicatif et ce parti pris assumé à 200% du début à la fin, ça en devient drôle, et le divertissement est total.


POUR LES FLEMMARDS  : Aux côtés d’un déluge d’action grandiosement improbable et de l’absence marquante de Paul Walker, la dynamique hilarante et badass Dwayne Johnson/Jason Statham domine absolument tout !

NOTE : 4/5



Bande-annonce de Fast and Furious 8 :

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