CRITIQUE

[CRITIQUE SÉRIE] IRON FIST, SAISON 1

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 17 mars 2017
  • Titre original : –
  • Créateur : Scott Buck
  • Acteurs : Finn Jones, Jessica Henwick, David Wenham…
  • Compositeur : Trevor Morris
  • Genre : La fistinière du pauvre
  • Pays : Amérique
  • Durée : 50 minutes/épisode
  • Statut : 1 saison


Après que Daredevil ait fracassé quelques cranes à deux reprises, que Jessica Jones en ait chié avec son némésis, et que Luke Cage ait mollement établi sa loi à Harlem, il est temps de passer au quatrième et dernier Defenders de la bande, à savoir l’expert en arts martiaux et un brin mystique Iron Fist.

Un héros qui débarque cette année avec son trop poing d’espoir pour redonner un coup de fouet après une saison bancale du Terminator black. Malheureusement, disons-le tout net : les nouvelles aventures de ce blondinet encore moins charismatique que Bo Duke dans Shérif fais-moi peur se ramasse dans quasiment tout ce qu’il « tente ».

Enfin, tenter est un bien grand mot. Si vous pensez que mettre un plat surgelé au micro-onde c’est tenter de faire la cuisine, alors oui, Iron Fist tente des choses. La liste est longue sur ce qu’essaye d’établir la série qui ne fonctionne pas du tout. Et pour commencer, on va tout de suite attaquer là où c’est pas drôle, là où il ne fallait pas se planter, et là où Marvel/Netflix avait assuré jusqu’ici : l’acteur principal.

Finn Jones n’a hélas aucune prestance. Il trimballe sa petite bouille de gentil durant 13 épisodes, sans qu’à aucun moment on ne puisse l’aimer d’amour. Peut-être aurait-il été plus à l’aise avec un personnage mieux écrit, mais ça on ne le saura jamais. Car la faute en revient d’abord et surtout à la structure infect de ce héros, à la fois très faible et terriblement crédule.

Un mec incapable de venir à bout de simples sbires – il a été formé par des moines shaolins quand même -, qui rabâche à qui veut l’entendre « je suis le Iron Fist ! » alors que ce sale gamin de 8 ans dans sa tête passe son temps à s’énerver pour un rien, possède une naïveté à faire peur, et balance des proverbes à la con – les mêmes que tu trouves dans des chatons en porcelaine tous mignons à Paris XIIIème – pour faire genre « j’ai la classe appelez-moi Bouddha du Leader Price ». Bref, il est juste insupportable, et ce jusqu’à la toute fin de la série (le mec est archi-mauvais dans absolument tous les domaines).

Passé ce gros échec, concentrons-nous sur ce qui devait être la partie monstrueuse du bordel : les bastons. Malheur ! Même là, rien est à sauver ! Entre des gestes approximatifs et une lenteur d’exécution, couplé à une mise en scène cache misère : tout confère à Finn Jones une crédibilité proche du néant, voire de l’agacement. Quand ton super-héros est un expert en kung-fu et que t’es même pas fichu de lever une jambe (merci au cascadeur, qu’on repère à 20000 km !), ça coince sérieusement. On ne demandait pas non plus du Donnie Yen, Iko Uwais ou Tony Jaa, mais dès le moment où tu te dis qu’à côté de ça, Anne Hathaway paraît comme une experte au combat, y’a un souci.

Seulement, ce qui tue réellement Iron Fist, c’est son côté remplissage avec du vent. Le récit est d’un ennui mortel, s’attardant sur des détails superflus, le tout en massacrant tous les personnages (ils passent du bon côté au mauvais côté, ou vice-versa, mais plusieurs fois !). Ça met des plombes à rentrer dans le vif du sujet, et même quand on commence à y voir une direction, ça part dans tous les sens, comme si aucune finalité n’était prévu au programme.

Tout ça pour qu’au final, la révélation ultime concerne la mort des parents de Danny Rand (et croyez-le, vous aurez déjà trouvé la réponse dès le premier épisode !). Une originalité aussi basse que la température polaire de Kunlun, village reculé de l’Himalaya où le héros s’est formé au kung-fu, et véritablement la seule histoire intéressante qui aurait dû être raconté (même si on aurait largement préféré avoir 13 épisodes sur cette petite vidéo de 15 secondes, où le Iron Fist de 1948 défonce tout un groupe de soldats).

De plus, si on s’attarde pas sur les péripéties toutes plus téléphonées les unes que les autres, ou bien sérieusement consternantes (on a encore un M&M’s coincé en travers de la gorge), on retiendra quand même l’absence cruel de vrai méchant. Aucun véritable ennemi ne tient tête au héros (pourtant, une fillette aurait suffit), alors que précédemment on a eu droit aux Wilson Fisk, Kilgrave, ou même Cottonmouth. Heureusement, la présence de Madame Gao (l’excellente Wai Ching Ho) rehausse le niveau, et met à l’amende n’importe qui rien qu’avec des dialogues.

Le personnage le plus intéressant est étrangement celui qu’on était parti pour détester. Ward (Tom Pelphrey) est au départ le patron détestable, avec la coiffure gominé et les costards hors de prix qui vont bien, pour devenir celui qui a l’évolution la mieux travaillé, mais surtout la plus radicale. Et bien entendu, Claire Temple (Rosario Dawson) y fait encore des étincelles, mais est-ce vraiment utile de le préciser ?


POUR LES FLEMMARDS : Une série terriblement niaise, où son héros débile et incapable n’affronte rien ni personne en particulier. Du remplissage interminable et ridicule, même pas impressionnant. A oublier.

NOTE : 1,5/5



Bande-annonce de Iron Fist :

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4 réponses »

  1. Personnellement, j’ai regardé le premier épisode et au vu du nombre de fous rires incontrôlables qui m’ont saisi durant ces soixante douloureuses minutes, j’ai préféré pas tenter la suite. Visiblement, j’ai bien fait, ça m’a l’air encore plus mauvais qu’une saison 2 de Fear the Walking Dead (pourtant, ça touchait déjà bien le fond en soit hein). Et je ne comprends pas le choix de l’acteur principal (ainsi que sa nullité en tant qu’acteur)(qui me laisse pantoise). Limite dans Game of Thrones, il avait l’air machiavélique et badass alors qu’il jouait un gros fragile sans muscles, paie ton ironie.

    Aimé par 1 personne

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