CRITIQUE

[CRITIQUE SÉRIE] SWEET/VICIOUS, SAISON 1

01FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 15 novembre 2016
  • Titre original : –
  • Créateur : Jennifer Kaytin Robinson
  • Acteurs : Eliza Bennett, Taylor Dearden, Lindsay Chambers, Dylan McTee…
  • Compositeur : Alec Puro
  • Genre : Kick-Ass Girly
  • Pays : Amérique
  • Durée : 42 minutes/épisode
  • Statut : 1 saison


Fin 2016 le network américain MTV (qui n’a plus rien d’une « Music »TV depuis qu’ils ont été les premiers à diffuser le clip de Smells Like Teen Spirit en 91…), lançait son nouveau bébé : Sweet/Vicious.

La chaîne est aujourd’hui reconnue pour choisir des programmes incisifs et sans tabou, clairement tournés sur le quotidien des adolescents de la génération Y, et par là comprenez qu’ils boivent, couchent et fument des joints sans pour autant devenir les adultes dépravés de demain. On se souvient de la série à succès Awkward (2011) et on passera l’éponge sur le non moins célèbre Teen Wolf, qui fait encore maintenant frémir les culottes des pucelles.

Dans Sweet/Vicious on quitte (enfin !) le lycée pour entrer dans la jungle des universités made in US avec ses campus, ses fêtes aux gobelets rouges et ses fraternités. Bizarrement, pas une seule fois nous ne verrons l’intérieur d’un amphi mais avouons-le, nous non plus à la fac on en voyait pas souvent… Bref…

Depuis quelques temps sur le campus, une série d’agressions violentes à l’encontre de la gente masculine fait trembler l’administration de l’université, qui essai d’étouffer ces affaires pour ne pas ébranler les stats de la Ivy League. Malgré leurs efforts, la rumeur selon laquelle un justicier masqué, adepte de Krav maga, sévirait pour punir les détraqués sexuels ne tarde pas à s’immiscer dans l’esprit de toutes les étudiantes.

C’est là que nous découvrons Jules (Eliza Bennett), petite blondinette aux belles bouclettes et au visage angélique, à priori sans histoire, qui bien qu’un peu repliée sur elle-même, incarne l’innocence à l’état pure. On comprendra vite que la jolie jeune fille cache un lourd secret et s’adonne à des activités extrascolaires plutôt musclées.

Un soir, au détour d’une allée sombre et pendant un matraquage en règle, Jules se fait surprendre par Ophélia (Taylor Dearden), son parfait opposé. Avec ses cheveux verts flamboyants à la Joker, sa dégaine de garçon manqué et ses activités de dealeuse de weed / hackeuse, Ophélia est une outcast rebelle et grande gueule. Suite à cette fameuse nuit et à un concours de circonstance qui liera à jamais les deux étudiantes, celles-ci ne tarderont pas à associer leur savoir-faire pour aller casser (littéralement) les couilles de tous les pervers du campus. Vu leur nombre, on préférait faire tomber la savonnette dans les douches d’une prison que d’aller étudier là-bas !

Sweet/Vicious commence comme une série bien Girl Power Badass à l’humour noir, avec ses personnages à la fois touchants, réalistes ou complètement anticonformistes et dérive progressivement dans un délire plus sombre, sans jamais perdre cette légèreté initiale. Le mélange des genres comique et dramatique (voir carrément glauque) surprend et intrigue.

Le viol, sujet centrale de la série est rarement dépeint aussi honnêtement. Il dérange parfois et c’est voulu. Aucun aspect du crime n’est laissé pour compte, mais nous n’entrons jamais pour autant dans le pathos ou la victimisation. C’est un exposé cru et sans détour de ces dérives sexuelles et de la difficulté qu’on les victimes à se faire entendre, croire et comprendre. D’ailleurs, chaque épisode commence par un avertissement clair :  » certaines scènes d’abus sexuels peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ». On est donc bien loin d’une simple série dont l’héroïne ne serait qu’une justicière redresseuse de torts. Celle-ci reste avant tout traumatiser et dépasse parfois le simple « petit coup sur la truffe d’avertissement », au point que l’on remet souvent en cause la légitimité et la façon dont boucle d’or a choisit d’occuper ses nuits.

La légèreté de certaines scènes, au cœur de la vie étudiante et de leurs histoires de cul, sert un peu à détendre l’atmosphère et contre-balance avec la gravité du sujet principal. Ajoutez à ça une playlist qu’on a Shazamé sans vergogne à chaque épisode et vous avez ici un pari plus que réussi et un deal carrément honnête.

Certes, ça reste de la petite série MTV et on sent un peu le manque de budget ou parfois même la facilité scénaristique, mais Sweet/Vicious mérite de faire parler d’elle ! On espère grandement que le network resignera pour une saison 2, car les 10 épisodes avaient un goût de « trop peu ».


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Le Kick-Ass Girly de MTV, traité avec brio et authenticité, qui mélange le comique et le dramatique sans jamais nous prendre la tête !

NOTE : 3,5/5


Bande-annonce de Sweet/Vicious :

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