CRITIQUE

[CRITIQUE] iBOY

iboy-affFICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 27 janvier 2017
  • Titre original
  • Réalisateur : Adam Randall
  • Scénariste : Joe Barton, Mark Denton et Jonny Stockwood, d’après le roman de Kevin Brooks
  • Acteurs : Bill Milner, Maisie Williams, Charley Palmer Rothwell…
  • Compositeur : Max Aruj et Steffen Thum
  • Genre : Mignon Black Mirror
  • Pays : Angleterre
  • Durée : 1h30


Bon, celle-là, elle n’avait jamais été faite ! Acquérir des super-pouvoirs en étant piqué par une araignée, exposé à des rayons gamma ou juste en détenant une bague, on connaissait déjà. Mais là ! Se faire tirer une balle dans la tête à proximité de son téléphone et du coup avoir son cerveau contaminé par les débris de l’appareil, c’est une première !  

Grâce à ça, le jeune Tom (Bill Milner, X-Men : le commencement) possède des aptitudes pour le moins intéressantes : perception des ondes environnantes, interception des connexions internet, piratage de smartphone… des aptitudes qui, bien entendu, vont s’enrichir au fur et à mesure de l’histoire, mais qu’on on ne spoilera évidemment pas, pour la simple et bonne raison que tout l’intérêt réside dans l’évolution de ces pouvoirs, au début simpliste mais qui dérape gentiment ensuite.

En cela, iBoy fait doucement penser à Chronicle de Josh Trank : une découverte de capacités hors du commun qui peu à peu nous fait demander « jusqu’où ça va aller ? ». Mais la comparaison s’arrête là, iBoy (film anglais) prenant une tournure radicalement différente, loin du sensationnalisme américain. Ici, le héros ne s’amuse pas à faire joujou avec ses nouveaux dons, puisque de base l’histoire parle du viol d’une de ses amies (Maisie Williams, Game of Thrones) – donc pas vraiment le temps de s’éclater quoi, l’heure est plutôt à la vengeance.

A cette ambiance assez angoissante (absence quasi-totale d’humour) s’ajoute un personnage principal mi-victime mi-bourreau (une dualité hélas trop peu travaillée) et une idée aussi farfelue qu’intéressante. Sans conteste, iBoy est accrocheur. Mieux, dans sa première moitié, il est même captivant, la mise en scène particulièrement inspirée rendant l’emballage admirable, et l’enquête que mène ce jeune pour découvrir les responsables du méfait et sa progression convainc vraiment. Enfin, jusqu’à un certain point du moins…

Car malheureusement, le film ne va clairement pas au bout de ses ambitions. Original, mais peu profond. Avec ce sujet en or, iBoy aurait pu proposer une réflexion plus poussée, et surtout plus novatrice sur la technologie, ses conséquences, son addiction, son infini développement ou encore sa puissance démesurée, mais il se contente d’effleurer simplement les capacités de son héros. Point. Rien au delà. Pire encore, quand le récit présente ensuite un antagoniste plus sérieux, ça en devient risible, ramenant le propos à un navrant « l’argent est le seul vrai pouvoir ».

Alors certes, le récit est peut-être limité (ou pas) par le livre dont il est tiré – un young adult de Kevin Brooks que nous n’avons pas lu -, mais on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qu’aurait pu être iBoy entre les mains de Charlie Brooker, le créateur de la géniale série Black Mirror. Une déconstruction finale et plus engagée aurait nettement relevé le niveau de cette histoire finalement très basique.


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Le sujet prometteur, son ambiance sinistre et sa réalisation de qualité ne tiennent hélas pas toutes les promesses, gâché par une deuxième partie bien trop simpliste.

NOTE 3/5



Bande-annonce de iBoy :

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