CRITIQUE

[CRITIQUE] LA GRANDE MURAILLE

la-grande-muraille-aff-frFICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 11 janvier 2017
  • Titre originalThe Great Wall
  • Réalisateur : Zhang Yimou
  • Scénariste : Tony Gilroy, Carlo Bernard et Doug Miro, d’après une histoire de Max Brooks, Marshall Herskovitz et Edward Zwick
  • Acteurs : Matt Damon, Jing Tian, Pedro Pascal…
  • Compositeur : Ramin Djawadi
  • Genre : Bourrinage chinois
  • Pays : Amérique/Chine
  • Durée : 1h55


Zhang Yimou (La Cité Interdite) est plus habitué à l’élégance, la délicatesse, et même si certains de ses films d’action proposent des moments de bravoure bien foutus (Hero), tout cela est fait dans une certaine splendeur. Ici, pour La grande Muraille, il a fait fi de la poésie et la subtilité, et s’est offert les services d’un Jason Bourne en catogan pour tacler de la vilaine bêbête millénaire. 

Les adorateurs de Yimou vont donc prendre une sacrée fessée, son cinéma assez riche en étant réduit à une succession de batailles aux CGI souvent limites, digne parfois d’une Playstation 1. Seulement voilà, pour tous ceux qui ne chercheraient qu’un spectacle puissant et démesuré, La Grande Muraille en a clairement sous capot.

Car le réalisateur est loin d’être un manchot, et la surenchère qu’il propose ici cartonne à 200%. D’emblée, la première grosse attaque du film, aussi longue qu’absolument hallucinante, pose les bases de l’outrance. Des guerriers et guerrières aux armures colorées et flamboyantes à la Power Rangers virevoltent aux quatre coins de la Muraille, pour repousser les bestioles assoiffées de chair et de sang – tout en restant « terre à terre » dans les affrontements à la différence des combats volants genre Le secret des poignards volants (du même Yimou) ou Tigre et Dragon

Des ralentis à gogo sur des actions over the top, des moments épiques bourrés d’idées exagérées mais intéressantes, une violence crue sans pour autant être sanglante : Yimou s’éclate à faire son bourrin « american-style », et son film en devient un bon gros plaisir coupable de derrière les fagots ! Ce qui implique, bien entendu, un scénario proche du néant, n’ayant rien d’intéressant à raconter, aux enjeux basiques qui ne lésine pas sur les clichés. 

Mais qu’importe ! Le spectacle est totalement assumé, généreux et limpide, et même s’il a tendance à s’émousser légèrement au fur et à mesure (la bataille finale ne vaut pas celle du début), l’amusement, lui, reste intact. Le film est aussi aidé par un casting solide, dont la femme forte Jing Tian volerait presque la vedette à Matt Damon, qui ne démérite pas pour autant, parfaitement à l’aise dans son rôle de voleur au grand cœur. 


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Des effets spéciaux limites et une trame ultra-conventionnelle, pour un bon gros spectacle épique et assumé. Plaisir coupable d’un Zhang Yimou bourrin !

NOTE : 3,5/5


Bande-annonce de La Grande Muraille :

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