CRITIQUE

[CRITIQUE SÉRIE] GILMORE GIRLS / GILMORE GIRLS – A YEAR IN THE LIFE

01FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 5 octobre 2000 (WB) / 25 novembre 2016 (Netflix)
  • Titre original : –
  • Créateur : Amy Sherman-Palladino
  • Acteurs : Lauren Graham, Alexis Bledel, Scott Patterson
  • Compositeur : Sam Phillips
  • Genre : La Petite Maison dans la Prairie de Stars Hollow
  • Pays : Amérique
  • Durée : 42 minutes/épisode – 90 minutes/épisode
  • Statut : 8 saisons (série terminée)


Cette année, Noël est un peu en avance pour tous les fans de Gilmore Girls. En effet, grâce à Netflix, la petite ville de Stars Hollow et ses habitants sont revenus à la vie dans : Gilmore Girls : A Year in the Life. Mais avant de parler du revival de l’année (coup de pub monumentale pour Netflix !), reprenons depuis le début.

La série originale et ses 7 saisons, diffusée dans les années 2000, est vite devenue et contre toute attente, le programme « bankable » de la chaîne WB (aujourd’hui CW). Pourtant, tout n’était pas gagné d’avance et pour cause, Amy Sherman-Palladino, la créatrice de la série, a vendu le concept au studio alors qu’elle n’avait qu’un pitch très succinct : « C’est l’histoire d’une mère et une fille qui sont les meilleures amies du monde ». Instantanément la Warner lui commande la saison 1 ! Ce pitch reste encore aujourd’hui la phrase la plus simple pour résumer la série.

Lorelai Gilmore (Lauren Graham) tombe enceinte à l’age de 16 ans. Elle fuit alors la maison parentale et ses richesses pour s’installer à Stars Hollow. Elle donne naissance à sa fille Rory (Alexis Bledel), qui grandira entourée de tous les habitants loufoques et hauts en couleur de la ville. Lycéenne exceptionnelle Rory rêvera d’Harvard, ce qui obligera sa mère à ravaler sa fierté pour demander l’aide financière de ses parents. Ce service ne sera bien sûr pas gratuit.

Les deux personnages principaux entretiennent une relation particulièrement complice, rarement mis en scène. Les séries du même genre préfèrent surfer sur le thème de la complexité d’élever une jeune fille de 16 ans en pleine crise d’adolescence. Pour schématiser, ça donne souvent : Action ! / « Ma mère est une conne ! » / Cris / Claquage de porte / Musique à fond / Pleures / Scène et Couper ! Ici, c’est tout l’inverse. La mère et la fille se ressemblent énormément, toutes les deux accro au café et à la malbouffe – chose complètement irréaliste vu qu’elles n’ont pas pris un gramme tout au long de la série ! – les Gilmore Girls sont de vraies piles électriques !

Les scènes de dialogues rapides et les monologues à rallonge, bourrés de références à la culture pop de l’époque, ont d’ailleurs contribué au succès de la série. Pour la petite histoire, là où un script normal pour un épisode de 40 minutes comporte une cinquantaine de pages, les scripts du show en comptaient une centaine pour le même temps de diffusion. La conséquence directe, particulièrement pour les deux actrices, étant un débit de parole par minute assez impressionnant.

En dehors de ces deux-là, la série nous a aussi permis d’être les témoins privilégiés des premiers pas en tant qu’acteur de Jared Padalecki (Supernatural) qui, avec sa tête de minot et du haut de ses 17 ans, était choisit pour jouer le rôle de Dean (et non Sam !), le petit-ami de Rory. Milo Ventimiglia (Heroes) débutait également devant la caméra et nous, on a prit un coup de vieux ! Et oui, les personnages n’avaient même pas de téléphone mobile au début de la série et quand on les a quittés ils découvraient le portable à clapet ! Bon sang, les premiers épisodes n’étaient même pas en 16/9ème et on s’est tapé un générique d’une minute pendant 7 saisons !

Gilmore Girls c’est vraiment la série qui nous a énervé ! On s’est fait avoir comme des bleues par l’effet Petite Maison dans la Prairie. Dans le premier épisode, il ne se passe pas grand-chose mais c’est mignon, on se dit que c’est pas terrible mais vu qu’on a rien d’autre à faire, on en regarde un deuxième. Là, on commence à se dire que les personnages sont quand même attachants. En poursuivant le visionnage, on se surprend même à penser que quelques jours de vacances à Stars Hollow nous ferait du bien. Et Bim ! Avant même qu’on s’en rende compte, on a torché les trois premières saisons et on est accro – donc foutu – alors qu’on avait rien demandé !

C’est le genre de divertissement hypnotique qui pénètre notre cerveau pour titiller les même neurones qui vous font fondre devant des vidéos de chatons sur Youtube. C’est limite criminel ! Quand on nous demande si c’est bien, on a toujours la même réaction : « Bof », haussement d’épaule, « Mais j’aime bien quand même ! ». Pourquoi donc, nous demanderez-vous ? Simplement parce l’univers et ses personnages vous font autant d’effet qu’un bon chocolat chaud quand il fait -20 degrés dehors, un câlin de votre chéri(e) ou une bonne crêpe au Nutella pendant un régime (oui, nous on aime l’huile de palme et alors ?) !

Huit ans après l’arrêt de la série, grâce à une communication impeccable, la combinaison des réseaux sociaux et l’amour de ses fans, Gilmore Girls refait le buzz. Même le présentateur américain Jimmy Fallon lui-même a récemment avoué son addiction à la série. Sur Twitter, l’actrice Alexis Bledel met en scène son ancien personnage avec Michelle Obama ! Durant les six derniers mois, les producteurs n’ont eu de cesse de teaser les fans (anciens et nouveaux) pour faire monter la mayonnaise jusqu’à la date fatidique du 25 novembre 2016.

C’est sans surprise que l’on retrouve dans Gilmore Girls : A Year in the Life tous les codes de la série originale qui fonctionnaient déjà il y a 16 ans. Une version 2.0, sans prise de risque mais après tout, c’était ce que tout le monde voulait ! Avec ses 4 épisodes d’une heure et demie, le revival nous ramène à Stars Hollow en plaçant avec brio des petites allusions à la série originale et au temps écoulé depuis la fin. Tous les acteurs ont d’ailleurs rempilé sans hésiter, sauf Edward Herrmann (qui jouait le père de Lorelai) mais bon… il était un peu occupé et… mort !

Autre point positif, non négligeable pour les fans, le retour aux commandes de la scénariste originelle signifie qu’après tant d’années d’attente, les 4 derniers mots de la série, ceux qu’elle avait toujours gardé précieusement (même après s’être faite virée par la Warner) ont enfin été révélés. La surprise est totale ! C’était également une surprise pour les acteurs. En effet, la psychose était telle autour de ces petits mots que plusieurs versions du script avaient été distribuées dans l’espoir d’éviter un leak sur internet avant la date de diffusion.

Le seul point un peu bizarre, voir désagréable, quand vous avez enchaîné les 7 saisons et que le lendemain vous passez au reboot, c’est qu’en l’espace d’une nuit les acteurs ont prit un sacré coup de vieux (genre bulldozer !). Logique, mais un peu dégueu ! Les personnes ayant attendues 8 ans entre la saison finale et le revival seront certainement plus heureuses du résultat. Nous du coup, on a trouvé que ça perdait un peu en fraîcheur (sans mauvais jeu de mot !).

Aujourd’hui achevées (enfin… a priori !), Gilmore Girls et son revival apparaissent bien plus comme des phénomènes de société – amplifiés par la folie de l’internet – que comme de véritables divertissements incontournables. Le problème c’est qu’une fois qu’on a mis le nez dedans, c’est mort (Edward Herrmann, si tu nous entends !), on continue à regarder. Étrange …

Pour résumer, si vous étiez un fan de la première heure, Gilmore Girls : A Year in the Life sera pour vous un vrai bonheur, un péché mignon, une joie, une fenêtre sur un passé oublié et chaleureux… Foncez !

Si en revanche, comme nous et peut-être même Jimmy Fallon , vous avez terminé la série originale le 24 novembre 2016, A Year in the Life  ne sera simplement que votre saison 8. Pas de quoi en faire toute une histoire, mais vous n’allez pas vous arrêter en si bon chemin non ?


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Série anti-suspens mais dangereusement addictive ! On aime sans vraiment adorer et sans trop savoir pourquoi non plus. Gilmore Girls, c’est mignon, c’est doux et ça demande pas beaucoup d’effort, un peu comme un pyjama Pilou Pilou !

NOTE : 3,5/5



Bande-annonce de Gilmore Girls : A Year in the Life :

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2 réponses »

  1. Très bon article qui aurait très bien pu être écrit par Rory

    Seulement le passage sur Edouard hermman est juste inapproprié et insultant on ne se moque pas de la mort de quelqu’un …il est mort d un cancer et je ne sais pas comment aurait réagis sa famille en lisant ce passage ! !!

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    • Faut le prendre au second degrés ma chère, moi-même je me suis choquée en l’écrivant, mais l’humour noir dédramatise parfois. En tout cas, c’est ce que nous pratiquons chez Les flemmards. Merci d’avoir lu en tout cas!

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