CRITIQUE

[CRITIQUE ASIE] KENSHIN : KYOTO INFERNO

kenshin-kyoto-inferno-dvdFICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 20 juillet 2016
  • Titre original : Ruroni Kenshin : Kyoto Inferno
  • Réalisateur : Keishi Otomo
  • Scénaristes : Keishi Otomo, Kiyomi Fujii, d’après le manga de Nobuhiro Watsuki
  • Acteurs : Takeru Sato, Emi Takei, Tatsuya Fujiwara…
  • Compositeur : Naoki Sato
  • Genre : Sabre brisé en deux parties
  • Pays : Japon
  • Durée : 2h15


En l’espace de quelques minutes, ce deuxième volet de la trilogie Kenshin accroche totalement. La scène d’introduction, classe et cruelle à la fois (et non sans rappeler une scène de l’excellent New Police Story), présente d’emblée le nouvel ennemi du film, un homme brûlé, mutilé, du nom de Makoto Shishio (Tatsuya Fujiwara, Battle Royale). Ce qui, tout de suite, annonce la couleur pour les fans du manga, le personnage étant l’un des plus mémorables que Nobuhiro Watsuki est créé. Pour les autres, sa découverte se fait dans les flammes, la douleur, le tout accompagné d’une musique épique. Une mise en bouche alléchante.

Passé cette introduction, Kenshin : Kyoto Inferno n’a pas grand chose de surprenant en terme de récit. Si l’intrigue principale rondement menée s’acharne à approfondir les tensions qui persistent entre les défenseurs de l’époque Edo et ceux de l’ère Meiji – et ainsi creuser encore un peu plus le passif de Kenshin -, une autre histoire s’emboîte à celle-ci. Cette double intrigue, totalement futile, amène un clan de ninja et leur ennemi juré, qui comme par hasard veut la peau de notre héros devenu tout gentil. Si cette histoire a le mérite d’introduire une scène d’action plutôt sympa, elle n’apporte pas grand-chose (ou est très mal exploitée) pour le déroulement principal du récit. Du moins dans ce film…

Car deuxième volet d’une trilogie oblige, Kenshin : Kyoto Inferno n’échappe pas au syndrome du « j’pose des bases là, juste comme ça, et j’y reviendrai peut-être plus tard ! ». Ainsi, on voit émerger des ninjas inutiles, un personnage qui marche en criant à qui veut l’entendre « Où est Battosaï !? », et un grand méchant, le fameux Shishio, n’ayant aucun moment d’action. Pire, son armée de 10 Sabreurs n’est pas du tout travaillée elle non plus. Seul un de ces soldats vient compliquer le destin de Kenshin, dans un affrontement au demeurant un peu brouillon mais carrément dynamique (et typique d’un shônen… C’est un compliment !).

Ce qui nous amène à l’un des point fort du film : comme pour Kenshin le vagabond, les scènes d’affrontement sont d’une énergie folle ! Les apparitions fulgurantes et les attaques furieuses de Kenshin font toujours leur effet, les combats 10 contre 1 sont toujours aussi fluides, et la tension qui se dégage des duels est encore une fois terriblement palpitante. La mise en scène est aux petits oignons, nous gratifiant de plans tour à tour lyrique, virevoltant ou aérien, le tout avec un découpage brillant.

Grâce à cette forme stylisée, les 2 heures 15 passe très rapidement. D’autant que cette fois, le film est beaucoup moins fleur bleue et comique que le précédent. La relation Kenshin/Kaoru n’en fait pas des caisses et reste subtile, et la menace grandissante de Shishio laisse peu de place aux blagues. D’ailleurs, les seules vannes viennent du second couteau, Sanosuke, mais à l’inverse du premier volet, le personnage n’est pas vraiment drôle, surjoue beaucoup trop, et surtout n’a pas un moment important à lui (dans le manga, c’était quand même une pure brute comme on les aime !).


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS :  L’effet « second volet en attendant le troisième » est trop flagrant, mais Kenshin : Kyoto Inferno se défend grandement pour son spectacle puissant, et surtout moins mièvre que le précédent.

NOTE : 3,5/5



Bande-annonce de Kenshin : Kyoto Inferno :

 

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