CRITIQUE

[CRITIQUE SÉRIE] JESSICA JONES, SAISON 1

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FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 20 novembre 2015
  • Titre original : –
  • Créateurs : Melissa Rosenberg
  • Acteurs : Krysten Ritter, David Tennant, Rachael Taylor…
  • Compositeur : Sean Callery
  • Genre : I don’t give a shit (ou presque)
  • Pays : Amérique
  • Durée : 50 minutes/épisode
  • Statut : 1 saison


Jessica Jones, l’héroïne « I don’t give a shit » (ou presque) de Netflix, débarque en tant que cadette des séries de super-héros, juste après Daredevil.

Miss Jones, interprétée par Krysten Ritter (Breaking Bad), est une héroïne brisée qui souffre d’un syndrome post-traumatique aiguë, directement lié à son passé. Détective privée, elle occupe ses nuits à traquer les maris infidèles de Hell’s Kitchen. Une chose est sûre, ses clients ont quand même bien du courage vu son fort penchant pour le whisky et son incapacité totale à être cordiale (« Antisocial, tu perds ton sang froid ! »). Moins elle côtoie le monde extérieur et mieux elle se porte !

Au-delà du fait que, comparé à l’avocat aveugle, son « costume » est quand même plus facile à reproduire pour Halloween, Jessica Jones représente la figure féminine badass de cet univers jusqu’ici très masculin. Elle boit, elle baise, elle fout des nions, et vu que ça suffisait pas : elle est physiquement trop forte ! Faut pas la faire chier quoi !

Le côté agréable du personnage, c’est qu’elle saigne. Oui, Jessica peut se faire mal ! Les super-héros invincibles, dans un univers plutôt dark, c’est vite lassant ! En gros : si tu veux te la jouer dur à cuire, ramasse tes dents !

La série est à l’image de celle dédiée au Diable de Hell’s Kitchen. Esthétiquement sombre, souvent de nuit, on est directement plongé dans l’ambiance de cette ville (oui, enfin ce quartier, mais chut !) froide et dangereuse. Une représentation plutôt fidèle de l’univers comics auquel Jessica Jones appartient. A un détail près : si vous connaissez l’aspect physique du personnage couché sur papier glacé, vous serez peut-être content du parti pris de la production qui a évité la combinaison blanche style 70’s, sûrement empruntée aux Bee Gees !

Quand on découvre la belle brune, elle est encore en pleine découverte de ses capacités surnaturelles. En mode « Héros Bêta » si vous préférez. Pour le moment, elle ne possède qu’une force sur-développée et saute très haut (Superman aussi a dû passer par là avant de savoir voler, on ne juge pas !).

Tout bascule quand, engagée sur une affaire de disparition, notre héroïne se retrouve confrontée au démon de son passé. Au singulier s’il-vous-plait ! L’homme qui hante ses nuits (et pas en version érotique houlàlà !) est bel et bien vivant. Fatiguée de fuir, Jessica décide donc qu’il est temps de le buter ! (« Antisocial, tu perds ton sang froid  ! » Pardon …).

Pas si facile, car Kilgrave – ou l’Homme Pourpre côté comics – est pour le coup le seul MÉCHANT jusqu’à présent représenté par Netflix, qui mérite vraiment cette appellation. Ne cherchez pas chez lui un côté soft à l’image d’un Wilson Fisk (et sa maman…) dans Daredevil ou d’un Cottonmouth (moi à la base je voulais être pianiste !) dans Luke Cage. En plus, littéralement « Bouche de coton », ça fait pas très méchant ! Mais on s’égare, allez lire les critiques éponymes pour comprendre !

Kilgrave, donc, contrôle les esprits et peut faire de vous sa marionnette. Il n’a aucune empathie et une obsession profonde pour Jessica Jones. Son but sera de la torturer psychologiquement, en espérant qu’un jour, le syndrome de Stockholm fasse son effet.

Bien que le vilain envoie du lourd côté écriture et que le personnage soit traité avec brio, l’acteur choisit pour l’interpréter, David Tennant (Doctor Who saison 8000), a peut-être un peu trop une tronche de jeune premier bien lisse et la musculature d’un fil de fer pour être complètement crédible. En soit, si votre personnage phare a le pouvoir de contrôler le monde, est-ce judicieux de lui donner le physique de Sammy (Scooby-doo) ? A voir… Du coup, le duo Héros/Vilain dénote, l’alchimie visuelle reste moindre et on a du mal à y croire.

Malgré tout, Kilgrave et Jessica Jones sont réellement les deux personnages de la série les plus travaillés, quand les autres ne sont que de simples faire-valoir émotionnels pour l’héroïne, inutiles et sans profondeur. Clairement nous avons : la figure maternelle jouée par Carrie-Anne Moss (Matrix), l’amie casse-couille sous les traits de Rachael Taylor (Transformers) et le Boy-Toy Mike Colter (notre Luke Cage) ! Bien sûr, et si vous suivez les super-héros de Netflix, vous vous doutez maintenant que Rosario Dawson traîne aussi dans le coin, rien de surprenant ici [Breaking News ! Nous interrompons cette critique : elle sera aussi dans Iron Fist ! – Celle-là, on l’avait pas vu venir, merci Jean-Mi…]

Jessica Jones, c’est avant tout la série « Girl Power » par excellence. Tous les clichés de la femme forte et assumée y sont représentés. De la lesbienne (oui Trinity a viré sa cuti), à la femme battue dans son enfance qui fait des arts martiaux, tout est là pour donner de la puissance au sexe féminin. Évident (So Ovious même !), mais pas déplaisant.

Au bout de la troisième critique des séries Netflix/Marvel et c’est le privilège de l’écrire après celles de Daredevil et Luke Cage, on note quand même un petit côté « Oh Come-on ! ». Franchement on va finir par croire que New-York a ses microcosmes ! Explication : Jessica Jones et Daredevil vivent dans Hell’s Kitchen, 25 rues… un petit village quoi. Pourtant, ils ne se croisent jamais, ils ont chacun leur méchant et portent tous deux le poids de la ville sur leurs épaules. Incroyable ! Luke Cage quant à lui, passe de Hell’s Kitchen à Harlem… soit 9 km ! Belle concentration super-héros au kilomètre carré à New-York quand même !


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Jessica Jones (et son Némésis) c’est du bon Marvel, dans la lignée de Daredevil, qui en plus fera plaisir aux nanas. Parfait, si on bute tous les autres personnages !

NOTE : 3/5



Bande-annonce de Jessica Jones :

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