CRITIQUE

[CRITIQUE] LES SEPT MERCENAIRES

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 28 septembre 2016
  • Titre original : The Magnificent Seven
  • Réalisateur : Antoine Fuqua
  • Scénaristes : John Lee Hancock et Nic Pizzolatto
  • Acteurs : Denzel Washington, Chris Pratt, Ethan Hawke…
  • Compositeur : James Horner & Simon Franglen
  • Genre : Western moderne
  • Pays : Amérique
  • Durée : 2h10


Bartholomew Bogue (Peter Sarsgaard), puissant homme d’affaire de son époque (sans la cravate) fait régner terreur et corruption sur la petite ville de Rose Creek, quelque part au milieu du far west américain. Quand soudain tout dérape (il faut toujours un élément perturbateur pour une bonne histoire), et l’une des habitantes du bled en question, Emma Cullen (Hayley Bennet) décide d’engager Sam Chisolm (Denzel Washington), chasseur de prime, afin de se débarrasser de l’opprimante domination du méchant et de son armée en chapeaux et santiags.

Bien que l’histoire soit assez banale et surtout tirée de l’excellent film d’origine de 1960 de John Struges, l’ambiance du western est bien là grâce à l’esthétisme et également grâce à la musique dont on reconnaît tout de suite la patte de James Horner, le compositeur (décédé aujourd’hui) qui nous plonge directement dans un XIXème siècle de la loi du plus fort ou « comment je rentre dans un saloon, commande un bourbon et sort mon flingue plus vite que Lucky Luke ».

Une fois le décor planté, on se dit que Denzel Washington en justicier épique et gabardine classe est pas si mal, puisqu’il tient bien les rênes de son cheval du film.

Les 6 autres joyeux lurons recrutés par Washington (qui reprend le rôle de Yul Brynner), sont bien plus que de simples hors-la-loi « impitoyables » qui défieraient le vilain « pour quelques dollars de plus », mais de vrais héros, chacun avec sa petite particularité. Ainsi Red Harvest/ Martin Sensmeier est un indien qui manipule l’arc tel un Robin des bois sans collant, Goodnight Robicheaux/ Ethan Hawke est tireur d’élite repenti, Billy Rocks/Lee Byung-hun, l’asiatique gère non pas l’art martial mais les couteaux mieux qu’un boucher de village, Jack Horne/Vincent D’Onofrio est un pisteur un peu bourru et attachant, Josh Farraday/Chris Pratt, joueur de poker charmant et drôle et enfin Vasquez/Manuel Garcia-Rulfole en impulsif bandit latino. Il y en a donc pour tous les goûts, c’est ethniquement un vrai « melting pot », bien qu’un peu cliché, c’est dommage.

Dans ce western moderne, on ne pourra qu’apprécier les scènes d’action (explosions, impacts de balle…) qui ponctuent le scénario. D’ailleurs on pourrait presque dire que la férocité de certaines scènes est un personnage à part entière tant elle prend de la place. Quant à la moral du capitalisme, elle est traitée ici de manière sauvage et brutale, or malgré les quelques raccourcis et stéréotypes, on ne s’ennuie jamais durant les 2H13 de film et on a plaisir à voir cette rébellion villageoise.

Donc fallait-il vraiment faire un remake du film original de 1960 ? Définitivement oui, puisqu’il est dans son ensemble assez réussi, suffisamment captivant, mais surtout « remis au goût du jour » pour les plus réticents aux vieux films.


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Un bon western qui plaira aux amateurs du genre mais aussi aux aficionados des films d’action. Ça sent bon le whisky, la gâchette est facile certes, néanmoins c’est séduisant et teinté d’humour !

NOTE: 3,5/5



Bande-annonce des Sept mercenaires :

Publicités

2 réponses »

Donne ton avis si tu dors pas...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s