CRITIQUE

[CRITIQUE SÉRIE] THE NIGHT OF, SAISON 1

the-night-of-posterFICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 11 juillet 2016
  • Titre original : –
  • Créateurs : Richard Price et Steven Zaillian
  • Acteurs : Riz Ahmed, John Turturro, Bill Camp…
  • Compositeur : –
  • Genre : Who’s the killer of ?
  • Pays : Amérique
  • Durée : 50 minutes/épisode
  • Statut : 1 saison


Un soir dans Manhattan, Nasir Khan (Riz AhmedNight Call), un pakistanais timide et discret se prépare pour aller à la soirée qu’il ne faut pas rater. Et celle-ci commence de manière parfaite : ses potes lui font faux-bond (sympa les mecs). Il décide alors de voler le taxi – et seul revenu – de son père pour y aller quand même.

Comme un con il se perd en plein milieu de New-York, s’arrête et se fait emmerder par des gens bourrés qui croient que c’est un chauffeur de taxi. Mais il les gicle tous. Tous sauf cette jolie fille, Andréa, qui veut aller à la plage. À New-York. Sont bizarres ces amerlocs…

S’ensuit une soirée super sympa chez elle (alcool, drogues, jeu du couteau, sexe) et au petit matin, notre jeune Naz – de son petit surnom – se réveille totalement ensuqué dans la cuisine. Voulant dire au revoir à la belle Andréa, il monte dans la chambre et la voit allongée dans le lit, raide morte. Il prend peur et fuit, mais est vite arrêté pour une infraction des plus banales.

Une question reste donc dans notre esprit : Naz est-il un assassin ?

Après cette introduction efficace, le premier épisode nous met tout de suite dans le bain : nous suivons ce jeune homme totalement perdu qui ne se rappelle plus de rien après sa partie de jambes en l’air, un avocat (John TurturroFenêtre secrète) qui va tout faire pour essayer de l’innocenter et un flic (Bill CampJason Bourne) qui, forcément, a toutes les preuves contre lui. Le grand point fort de cette série est là, dans le traitement de ces trois personnages principaux. (J’ai changé « l’avocat » et « le flic » par « un avocat » et « un flic » vu qu’on les connaît pas trop et ça faisait un peu lourd dans la phrase.)

Jack Stone, l’avocat – qui ressemble à un clochard en essayant à tout prix de se débarrasser de ses cloques de (je verrais plus « aux pieds », à moins que ce soit pas français) pieds  – possède une personnalité très attachante, et fournit à la série un humour très bien dosé. Et malgré sa vie chaotique, on est tout de suite en empathie avec lui. On compte grandement sur lui pour prouver l’innocence de Naz. Il sera ensuite légèrement doublé par une jeune avocate au caractère bien trempé, Chandra, qui va prendre son travail très à cœur dans la défense du jeune héros et briller lors de scènes de procès très intenses.

Dennis Box, le flic, lui, est à quelques semaines de la retraite. Il va donc classer cette affaire le plus rapidement possible, surtout quand toutes les preuves sont claires (arme du crime, ADN, témoins… Naz n’a rien pour lui). Il va bâcler l’enquête, ne cherchant même pas à se questionner sur la culpabilité ou non du pakistanais.

Quant à Nasir Khan, il va se retrouver dans le tourbillon du système judiciaire où la vérité n’est pas forcément ce que les jurys recherchent. Les preuves étant toutes contre lui, il faudra qu’il passe logiquement par une introspection, permettant une évolution intéressante, bien qu’un peu rapide.

Mais la série produite par HBO possède aussi d’autres atouts. Elle arrive, par exemple, à nous faire aimer tous les protagonistes même les plus horribles (big up à cette procureur qui va essayer à tout prix d’envoyer Naz au trou), à nous accrocher grâce à l’ambiance particulièrement noire, ou à nous plonger littéralement dedans au moyen de musiques particulièrement prenantes.

Les scènes d’action inexistantes sont remplacées par des dialogues bien ciselés, où secrets et pots-de-vin pour faire avancer le jugement sont monnaie courante. Le suspens reste donc entier tout du long : que s’est-il réellement passé ? Naz est-il vraiment un tueur ? N’y-a-t’il pas quelque chose à creuser dans cette autre piste de l’enquête ? Nous avons huit épisodes avec ces questions qui nous taraudent, jusqu’à ce que la fin pointe enfin le bout de son nez. Et ça craint !

The Night of finit en queue de poisson et nous laisse sur notre faim. La montée en puissance du dénouement était parfaite, même avec ce dernier épisode tout aussi accrocheur que les autres, mais il a suffit de ces quelques secondes pour que tout s’écroule. En un instant, la série plombe tout ce qu’elle a mis en place, et on ressort de là comme si nous étions un étranger face à toute cette situation. Une déception immense. Surtout qu’une saison 2 serait inutile.


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Une série extrêmement bien menée au niveau de son histoire, de son ambiance et de ses personnages mais une fin qui nous fait aller d’un très bon 4 à un petit 3/5.

NOTE : 3/5



Bande-annonce de The night of :

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