CRITIQUE

[CRITIQUE] SUICIDE SQUAD

Suicide Squad Aff FRFICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 03 août 2016
  • Titre original : –
  • Réalisateur : David Ayer
  • Scénaristes : David Ayer et Justin Marks
  • Acteurs : Will Smith, Margot Robbie, Joel Kinnaman…
  • Compositeur : Steven Price
  • Genre : Suicide tout court ?
  • Pays : Amérique
  • Durée : 2h10


Suite à l’arrivée d’un Superman sans slip et trop musclé sur la planète Terre, les croyances de l’homme concernant l’univers a changé. D’autres menaces pourraient émerger du ciel, et se préparer à ça est une absolue nécessité. C’est avec ce point de départ simpliste (et identique au futur Justice League, ndlr) qu’une Sister Act du Mal décide de lancer un projet classé secret défense, en créant un commando spécial aux habilités uniques, dont les membres seraient des reclus de la société, des salauds de la pire espèce, des timbrés du bocal et autre crocodile qui pue.

Le choix des candidats ayant déjà été décidés, il ne manque que deux choses à Sister Act : l’accord du gouvernement et, forcément, une menace qui en vaut la peine. Et par chance, tout arrive mon capitaine ! Car au moment où une sorte de Dieu est libéré – extrêmement rageux d’avoir loupé le casting de Gods of Egypt – et commence à détruire l’humanité (enfin, on imagine que c’est ça), il est temps d’activer le Projet X (ouais alors là aussi, n’hésitez pas trouver d’autres noms de code parce que ça devient rengaine à force !).

Bref, donc voici de quoi est composé la Suicide Squad : un papounet black mignon expert en armes à feu (Deadshot, Will Smith, impeccable) et une bonnasse psychotique amoureuse de son poussin (Harley Quinn, Margot Robbie, atout majeur du film). Voilà. C’est tout. Ah si, y’a aussi une Torche Humaine mexicaine, un clochard qui balance des boomerangs, un crocodile en adoration devant du rap, et un rasta teubé d’origine amérindienne qui aime l’escalade, mais eux, ils sont là pour le cadrage, histoire de bien remplir l’écran de l’Imax…

Un peu comme le Joker d’ailleurs. En plus d’être relativement absent du métrage (tout ce foin promotionnel pour ça), le fameux clown psychopathe entre en mode Android Chocolate & Macaron 3.0, une nouvelle mise à jour heureusement à l’opposé des Nicholson et Ledger, mais qui au mieux laisse de marbre, au pire exaspère. Ce n’est pas tant la faute de Jared Leto, toujours charismatique et une fois encore à fond dans son rôle, mais plus au traitement de son personnage. Ce côté mafieux gangsta-man bling-bling est une horreur, et la seule véritable scène où il aurait pu démontrer sa folie – celle dans le bar avec Common – ne fonctionne à aucun moment. Leto n’a ni le temps ni les moyens de profiter pleinement de cet opportunité, et c’est très frustrant.

Car le gros problème de Suicide Squad réside dans son montage, absolument confus, brouillon, inégal, un peu à l’image des 4 Fantastiques de Josh Trank, qui présentait une sublime première partie, pour une seconde à vomir. Ici, un coup tu te retrouves devant des mini-scènes rajoutées à l’arrache à grand renfort de juke-box faussement cool (vas-y que j’te balance du Eminem, du Queen ou du The Animals sans queue ni tête pour te chatouiller les oreilles), qui tente désespérément d’imiter Les Gardiens de la Galaxie – sauf que James Gunn y allait avec parcimonie et cohésion, le tout s’ancrant parfaitement dans le récit -, un autre coup tu es dans un classicisme étonnant, réduisant la fofolle-attitude presque à néant, pour enfin te laisser dans un final limite narnardesque, improbable et inattendu (mais pas déplaisant. Mais improbable). Confus on vous dit. Seulement…

Voilà, en fait, dans tout ce bordel au scénario assez vide émerge quelque chose de divertissant, accrocheur, qui fait défiler les deux heures en rien de temps. David Ayer emballe les séquences d’action correctement, pas mal de vannes fonctionnent du tonnerre (à un « merci » on répond « je t’emmerde »), l’affreux Jai Courtney a réussi l’exploit de ne pas nous faire dégueuler (il fallait qu’on l’écrive tant c’est exceptionnel) et on le redit encore, l’atout majeur de Suicide Squad est sans conteste Margot Robbie.

Foldingue, inépuisable, véritablement drôle, Harley Quinn est finalement le personnage le mieux travaillé du film, et possède même ce brin de folie qu’on aurait aimé ne serait-ce qu’entre-apercevoir chez le Joker. Clairement plus chtarbé que son petit poussin au sourire argenté, Quinn mérite les honneurs, et mérite surtout plus que des petits flashbacks à la con pour découvrir plus en profondeur son passé et sa transformation. God save the Quinn.

Enfin, la dernière et réelle déception de Suicide Squad réside, au final, dans le fait qu’il est totalement inoffensif. Il ne remet rien en cause dans l’univers DC, mais aussi et surtout n’impact en rien sur la suite des événements. C’est au final une longue présentation des personnages plus ou moins méchants du catalogue DC, alors qu’il y avait moyen de faire bien plus.


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Inoffensif dans l’univers DC, monté par un gosse de 15 piges, écrit sur un morceau de PQ, Suicide Squad reste néanmoins très divertissant, où Margot Robbie tire grandement son épingle du jeu.

NOTE 3/5



Bande-annonce de Suicide Squad :

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