CRITIQUE

[CRITIQUE] AU COEUR DE L’OCÉAN 

Au coeur de l'océan Aff FRFICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 09 décembre 2015
  • Titre original : In the heart of the sea
  • Réalisateur : Ron Howard
  • Scénaristes : Charles Leavitt, Rick Jaffa, Peter Morgan et Amanda Silver
  • Acteurs : Chris Hemsworth, Benjamin Walker, Cillian Murphy…
  • Compositeur : Roque Baños
  • Genre : Cache à l’eau
  • Pays : Amérique
  • Durée : 2h00


Quelques deux années plus tôt, Ron Howard avait brillamment mis en scène la rivalité de deux légendes de la F1 avec Rush, grâce à une imagerie folle, une soundtrack démente, des courses hallucinantes, mais aussi et surtout un récit ultra-fluide, sans fioritures. 

Des qualités qu’hélas nous ne retrouvons nullement dans son Au cœur de l’océan sérieusement bancal, sans pour autant être mauvais. A bâbord, nous avons un bon casting, une fois de plus porté par un talentueux Chris Hemsworth, décidément à l’aise dans tout ce qu’il fait. Il est accompagné entre autres de Benjamin Walker, Cillian Murphy, Tom Holland ou Michelle Fairley, tous plus irréprochables les uns que les autres. Le savoir faire de Ron Howard est lui aussi indéniable. La maestria dont il fait preuve dans les séquences d’action laisse pantois, et certains de ses plans impressionnent à tel point que nous avons parfois l’impression d’admirer une fresque. Même si la photographie est discutable, et parfois imparfaite (certaines incrustes font un peu mal, et les couleurs rendent le tout peu naturel).

Mais à tribord, le poids des défauts fait tanguer dangereusement la carlingue. Et le plus gros d’entre eux se trouve être le traitement du récit. À cause d’un parti pris qui casse totalement le rythme, cette histoire de baleiniers affrontant un énorme cachalot peine à démarrer. S’intéressant parfois à des choses futiles, pour mieux envoyer balader des grands moments au potentiel fabuleux, l’aventure de ses hommes un peu fous est racontée par l’un des survivants traumatisé (Brendan Gleeson) à celui qui, plus tard, écrira Moby Dick : Herman Melville (Ben Whishaw)

Les coupures intempestives de ces deux personnages font tiquer au début, lassent ensuite, pour finalement faire décrocher le spectateur des péripéties pourtant passionnantes. Les attaques du cachalot sont superbes, la rivalité entre Walker et Hemsworth parfaitement dosée, et la tournure que prend le récit intéressante, et à notre sens le cœur même du film (après tout, le traumatisme du narrateur viendra de ces instants). Mais là encore, à cause de ce foutu schéma de narration, la seconde partie ne décolle quasiment jamais, faisant des ellipses frustrantes sur des moments qu’on aurait aimé bien plus développés. 

Et c’est encore plus dommage quand on voit comment tout ça se termine. Une fin plate, sans profondeur, qui montre logiquement un texte sur lequel on découvre l’année de publication de Moby Dick, et ce qu’en a pensé un grand auteur. Passionnant… En gros, en virant cette foutue idée, et en s’attardant plus sur sa deuxième partie, Au cœur de l’océan aurait gagné en puissance émotionnelle, en rythme et en… cœur.


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Le récit trop haché nous empêche de s’attacher aux personnages. Laborieux mais un brin distrayant au début, le potentiel de la suite, vrai cœur du film, est hélas bâclé.

NOTE : 3/5



Bande-annonce de Au coeur de l’océan :

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