CRITIQUE

[CRITIQUE] CAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR

Captain America Civil War Aff FRFICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 27 avril 2016
  • Titre original : –
  • Réalisateur : Joe et Anthony Russo
  • Scénaristes : Christopher Markus et Stephen McFeely
  • Acteurs : Chris Evans, Robert Downey Jr., Sebastian Stan…
  • Compositeur : Henry Jackman
  • Genre : Carapuce vs Salamèche
  • Pays : Amérique
  • Durée : 2h25


Les espoirs étaient plutôt énormes concernant Captain America : Civil War : lancement des festivités de la Phase 3 avec l’un des canons des plus appréciés des fans, le retour des faiseurs de miracles après Captain America : le Soldat de l’Hiver, une rivalité intéressante entre deux « potes »… ça sonnait bien ce bordel ! Surtout que la Phase 2 s’était terminée entre du décevant (Avengers : l’ère d’Ultron) et de l’inoffensif (Ant-Man), il s’agissait donc pour Marvel de vite retrouver un semblant de mojo.

Seulement, on ne pensait pas se retrouver avec une bagarre de cour de récré, où le doyen Tony Stark et le préhistorique Steve Rogers rameutent leurs copains pour savoir qui de Salamèche ou de Carapuce est le plus balèze. Entendre par là : les enjeux sont complètement stériles. Captain America : Civil War est bien trop bavard pour la maigre et inutile consistance qu’il propose, d’autant que pendant tout le film, il tente de nous faire avaler un non sens.

Le reproche étant que les Avengers provoquent des dommages collatéraux impardonnables (puisque, bien entendu, les menaces qu’ils combattaient pouvaient simplement se régler avec la gendarmerie nationale), le gouvernement applique une loi : les super-héros doivent être contrôlés. Mais concrètement, que font-ils pour réduire ces dommages ? Car s’ils étaient autorisés à intervenir, ils feront comme ils ont toujours fait : faire évacuer les civiles et tuer les ennemis…

Donc outre le fait que le traitement manque de profondeur, la trame s’envole en parallèle sur un meurtre à grosse échelle, qui accuse l’un des personnages du film, mais dont le vrai coupable (un des méchants les plus pété de l’Histoire Marvel) est démasqué ensuite par une partie des héros. Et pour ne pas conclure le film en deux-deux, cette info est ridiculement gardée un long moment. Ainsi, le spectateur qui est venu voir des bastons et des explosions sera servi.

Ce qui fait que le fondement même de Captain America : Civil War réside hélas dans le même principe que n’importe quel Marvel classique depuis 2008 : le spectacle. Les frères Russo, malheureusement plus épileptiques que jamais, proposent malgré tout quelque chose de captivant, tantôt intense dans les séquences de bravoure, tantôt hilarant dans le traitement de certains personnages. Il n’y a pas à dire, certains moments valent leur pesant de cacahuètes, en démontre la scène d’intro au Lagos, les affrontements avec le Soldat de l’Hiver, le combat final, ou bien sûr l’orgie de l’aéroport.

C’est dans des scènes comme ça qu’on apprécie le boulot des frères Russo, maîtrisant parfaitement la virevolte du Captain ou le potentiel de Ant-Man, et même si parfois c’est un peu brouillon visuellement, ils parviennent à foutre une intensité percutante qu’on ne voit plus assez dans les autres films d’action. A croire qu’ils bouffent du lion au p’tit déj ! Enfin non, pas du lion. Cette fois, faute d’avoir Super-Simba dans leur rang, ils se sont plutôt envoyés une panthère noire SM façon Catwoman aux griffes manucurées, qui s’intègre « royalement » à l’univers du MCU, garantissant une relève assez originale.

Tout comme l’arrivée de Spider-Man, drôle et prometteur, qui doit se sentir obligé de sauver la veuve et l’orphelin pour ne pas rester chez lui H-24, étant donné que Tante May est carrément devenu tata MILF (et se faire sa tata, c’est pas bien). Bon, c’est sûr, son apparition reste du pur fan-service, et il est essentiellement posé là pour faire gicler du geek en rute, mais la folie douce du personnage enchante plus qu’il ne désole.

Contrairement à la bande-originale ! Va peut-être falloir investir dans des compositeurs digne de ce nom (et pourtant, on apprécie le travail d’Henry Jackman habituellement) ! Alors oui, Hans Zimmer s’est retiré du monde des super-héros pour le plus grand plaisir de certains, mais celui qui nous a donné le thème du Joker dans The Dark Knight ou celui, très controversé, de Wonder Woman dans Batman V. Superman : L’Aube de la Justice avait au moins un style ! Là, rien qui chatouille les oreilles alors qu’on se retrouve avec quand même deux nouveaux personnages et des séquences d’action foutrement épiques par moment !


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Sur une idée de base assez débile, les frères Russo confirment leur maîtrise du spectacle énergique, et annoncent royalement deux nouveaux personnages prometteurs.

NOTE : 3,5/5



Bande-annonce de Captain America : Civil War :

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