CRITIQUE

[CRITIQUE SÉRIE] WAYWARD PINES, SAISON 1

Wayward-Pines Aff

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : Août 2015
  • Titre original : –
  • Créateur : Chad Hodge
  • Acteurs : Matt Dillon, Carla Gugino, Shannyn Sossamon…
  • Compositeur : Charlie Clouser
  • Genre : Le Village 2.0
  • Pays : Amérique
  • Durée : 42 minutes/épisode
  • Statut : 2 saisons


Passé dans l’indifférence générale, Wayward Pines et son histoire mystérieuse vaut pourtant son petit pesant de cacahuètes. Parmi son armée de producteurs, la série peut compter sur le talentueux M. Night Shyamalan (Incassable) pour instaurer un climat particulier, agrémenté de quelques twist bien sentis.

Alors d’accord, Wayward Pines est tiré d’une trilogie de livres écrit par Blake Crouch – donc le matériau de base propose déjà la trame et les rebondissements qu’il faut – mais la force de la série réside dans le fait qu’elle ne perd pas son temps a créer une saison tiré d’un paragraphe du bouquin pour l’étaler platement sur 10 épisodes sans saveur. Non, Wayward Pines saison 1 a pris le parti d’adapter la trilogie… intégralement ! Les scénaristes ont donc une ligne directrice toute tracée, et n’ont pas besoin de se fourvoyer dans de quelconques détails, de faire du remplissage qui nuirait au rythme ou, pire, ferait de la fin une incohérence totale.

En base, le récit suit Ethan Burke (Matt Dillon), agents des services secrets, sur les traces de deux collègues à lui. Mais après un accident de la route, il se retrouve à Wayward Pines, une charmante petite ville de l’Idaho, qui semble en apparence plaisante. Seulement, Ethan se rend vite compte que quelque chose cloche : ses papiers, son téléphone et son argent ont disparu, il semble qu’il ne puisse joindre personne, et pire, des caméras filment la ville en continu.

Le spectateur va alors entrer dans la phase dite des « 1000 questions à la minute », et une théorie différente s’immiscera dans son esprit à chaque nouvel épisode. Est-il en Enfer ? Est-il fou ? N’est-ce qu’un rêve ? Ou une expérience ? Qui est sa femme ? Pourquoi cet homme a traversé la rue ? Bref, tout y passe, et l’intérêt ne faiblit pas.

En effet, dans une ambiance très Twin Peaks-ienne, l’intrigue évolue à un rythme suffisamment soutenue pour que la série reste captivante, et la sensation de voir un projet qui tient la route de bout en bout est un réel plaisir (fait extrêmement rare aujourd’hui dans les séries). Cependant, sa frénésie peut avoir une conséquence un brin néfaste. Comme les réponses ne tardent vraiment pas à venir, Wayward Pines se révèle finalement être très hybride : deux parties radicalement différentes surplombent la série.

Ainsi, avant que le plus gros mystère ne soit révélé en plein milieu de saison, les scénaristes proposent un univers intrigant, subtile et passionnant, qui hélas s’enfonce ensuite dans des séquences et un postulat un peu plus convenue – sans pour autant trop gâcher le charme -, avec des incohérences malvenues (cette explosion du camion, sérieux…) et de la psychologie de bas étage.

Les personnages n’ont pas réellement le temps d’exister, et sont grossièrement dessinés pour s’attarder plus profondément sur l’enchaînement de l’histoire et l’idée générale que véhicule la série. Une idée certes pas nouvelle, mais parfaitement amenée, très intéressante, et qui soulève l’éternel lourd débat du contrôle absolu et de la paranoïa. Et qui, forcément, plonge Wayward Pines dans un genre bien spécifique (qu’on ne révélera pas sous peine de trop en dire), tout en en caressant d’autres avec plus ou moins de réussite (le côté thriller/enquête n’est pas son point fort par exemple…)

Bien entendu, l’épilogue est peut-être le plus important dans une trame comme ça (tout réside là-dedans pour savoir si on a perdu sept heures de notre vie ou pas !), et malgré un épisode final très classique, encore une fois complètement différent, et assez expéditif, les trois dernières minutes laissent un peu pantois, ne sachant pas vraiment si l’on doit s’insurger ou apprécier. On aurait quand même tendance à partir sur la deuxième solution, selon la suite des événements : si aucune saison 2 n’est produite, c’est intéressant. Sinon, elle a intérêt à être plutôt géniale…


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Une première partie intrigante et passionnante, une révélation forte, et une seconde hélas un peu trop convenue. Mais au final, Wayward Pines accroche facilement car c’est rondement bien mené.

NOTE : 3,5/5



Bande-annonce de Wayward Pines :

 

Publicités

Donne ton avis si tu dors pas...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s