CRITIQUE

[CRITIQUE ASIE] DRAGON BALL Z : LA RÉSURRECTION DE ‘F’

DBZ La resurrection de F

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 18 avril 2015
  • Titre originalDoragon Bōru Zetto : Fukkatsu no Efu
  • Réalisateur : Tadayoshi Yamamuro
  • Scénariste : Akira Toriyama
  • Acteurs : Masako Nozawa, Ryo Horikawa, Ryusei Nakao…
  • Compositeurs : Norihito Sumitomo, Chiho Kiyooka, NARASAKI
  • Genre : Freeeeza !!
  • Pays : Japon
  • Durée : 1h30


Dragon Ball Z : Battle of Gods n’était qu’un hors-d’oeuvre, une mise en bouche rigolote qu’on aurait aimé plus spectaculaire et rentre dedans. Mais ça restait aussi une tentative pour Akira Toriyama de replonger dans son monde vingt ans après, histoire de se refaire la main. Les erreurs étaient nombreuses, même si son style unique lui permettait d’en faire un très bon film.

Deux ans après, Dragon Ball Z : La résurrection de ‘F’ débarque, avec une promesse du maître mangaka : cette fois, place à l’action. Et en point de départ, la résurrection de l’un des méchants les plus emblématiques de la saga : Freezer. Perplexe, quand on sait dans quel état se trouve le tyran sans pitié au début du tome 28… Pourtant, les raisons fonctionnent, et surtout, retrouver Freezer comme on l’a laissé, c’est-à-dire sadique, cruel et fourbe, est un pur plaisir.

D’emblée, on est conquis. Le film s’ouvre sur une séquence hilarante, continue sur la lancée avec des gags savoureux, tout en instaurant une menace imminente des plus inquiétantes, dont le spectateur connaît l’ampleur. Et quand la machine se met en route avec l’arrivée de Freezer et son armée, la promesse de Toriyama est tenue : fin du scénario. Pardon, grosse phase d’action dans ta tronche.

L’idée qu’il manquait cruellement à Battle of Gods est cette fois présente – confronter nos héros à des ennemis par milliers, histoire de les voir combattre -, et ça fait du bien. Dès cet instant, le fan-service se met en place : les adorateurs de Ten Shin Han, Krilin, Son Gohan, Piccolo et même Tortue Géniale seront aux anges, chacun ayant sa propre heure de gloire. Tu veux voir du Ki Ko Ho ou du Kienzan ? Pas de problème. Tu espère un petit Makankôsappô ? Tu l’as. Ou, encore mieux, des combats au corps à corps à l’ancienne, frontaux, dans l’esprit arts martiaux ? Vendu. Tout y est, et même plus, grâce à des détails qu’on espérait plus.

Pendant pas moins de 10 minutes, Piccolo et sa classe monumentale nous reviennent en pleine gueule, quelques sbires vont bien mordre la poussière avec des coups bien sentis d’un Son Gohan enfin de retour sur le terrain (ça reste néanmoins un peu faiblard, faut pas s’attendre à un truc de fou, surtout dans cette tenue de pyjama immonde…), ou Tortue Géniale retrouve une forme olympique tout en continuant de nous faire marrer. Dommage que dans cette ambiance de cassage de dents, Son Goten et Trunks ne soient pas de la partie. Ils manquent un peu (ils auraient pu faire des étincelles ici, car ça fait un moment qu’ils foutent plus rien d’intéressant ces deux-là).

On notera également la présence de Jaco, le patrouilleur galactique (personnage d’un one-shot revenant aux « origines » de Dragon Ball), qui même s’il est là pour le fun et le côté humoristique (aux côtés d’une Bulma déchaînée), permet à Akira Toriyama de donner encore plus de richesse à son univers déjà foisonnant. Entre une police de l’espace, des dieux de la destruction et l’annonce de 12 univers distincts, l’auteur étend son monde de manière appliquée, un peu comme s’il fournissait une garantie de voir du Dragon Ball pendant encore des années, même après sa mort (et ouvre donc la porte à la série Dragon Ball Super).

Et puis, quand vient le vrai duel tant attendu, La résurrection de ‘F’ ne lésine pas en enchaînements diaboliques, entre coups de poings féroces et super-pouvoirs destructeurs. Certes, Son Goku est toujours au centre de l’attention, mais Vegeta en a fini du ridicule, et retrouve sa place de Prince des Saïyens qui le caractérisait si bien. Ajoutez à ça qu’on assiste aussi à une rivalité comme on les aime entre les deux guerriers, et on obtient un très bon moment.

Hélas, La résurrection de ‘F’ n’est pas exempt de défaut. Déjà parce que qui dit baston à gogo, dit scénario aux oubliettes. Rien, absolument rien, ne tient en haleine le spectateur, car finalement, ça ne reste qu’une histoire d’une vengeance d’un vilain pas beau que des héros doivent endiguer (et ce dans un seul et même décor). Le film possède un seul retournement, annulé par une idée à la con juste après.

Mais il y a pire que ça. Un gros point noir qui entache beaucoup l’aura de ce film, qui l’aurait rendu en tout point (presque) parfait. Un point noir qui, à cause de son absence, nous fait assister à de simples combats sans réelles consistances, et gâche depuis un bon moment la saga Dragon Ball nouvelle génération : le manque totale de tension, de suspens, de détresse et même de drame ! En gros, l’essence même de Dragon Ball Z

Quelle scène est plus prenante que celle de Goku qui se transforme pour la toute première fois en Super Saïyen ? Quels frissons on a pu ressentir quand Vegeta, presque en pleurs, atteint lui aussi ce niveau devant les C-19 et C-20 ? Encore pire quand un Son Gohan totalement hors de lui atteint le Super Saïyen 2 face à Cell ! Tous ces instants gravés dans nos mémoires ne sont même pas effleurés dans le film.

Freezer arrive ? On se permet quelques blagounettes, alors que l’arc Namek (le meilleur) où Freezer apparaît en possèdent peu. Les nouvelles transformations ? Pas gênantes en soi – puisqu’à chaque méchant du manga, Goku atteint un nouveau niveau -, mais dans un tel moment, la mise en scène se doit d’être fantastique, et ne pas se contenter d’un pauvre « Tsé ! Tu sais que j’ai une force plus puissante ? Regarde ça ! ». Aussi moisi qu’un régime de Yajirobé.

Ce n’est pourtant pas compliqué d’injecter du tonus dans Dragon Ball ! Une arrivée en fanfare de Goku et Vegeta dans une situation en plein désespoir, un léger suspens avec une petite intrigue secondaire ou une démonstration de puissance mieux amenée, ça aurait franchement fait l’affaire ! Mais bon, il faut avouer que ça fait quand même très très longtemps qu’on a pas vu autant de qualité dans un film de Dragon Ball, alors soyons clément.


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Si on passe outre un scénario inconsistant et de l’absence totale de tension, le fan-service fonctionne à gogo : combats monstrueux, méchant cruel et charismatique, humour savamment dosé, et des personnages retrouvant enfin de leur superbe, Piccolo et Vegeta en tête.

NOTE : 4/5



Bande-annonce de Dragon Ball Z : La résurrection de ‘F’ :

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2 réponses »

  1. Bof… Turtue géniale force 139 unités au même niveau que la Z team…. picollo qui se fait défonser par un mec du niveau de zarbon et dodoria soit 30.000 unités maximum, alors qu’il doit être à au moins 200 millions d’unités… il rivalisait avec Cell 2.

    Gohan qui en chie a butter des larbin que même tortue géniale défonse alors que tortue géniale n’a pas le niveau d’un poil de cul de gohan, le pire, Gohan a besoin d’un senzu après le combat contre des mecs inférieur à tortue géniale alors qu’un an auparavant il se battait contre boo….

    Gohan K.O. par une seule pattate de freezer en forme de base 530.000 unités…

    Goku presque tué par un lazergun alors que sa force doit se chiffrer en milliards d’unités…

    Bref… du n’importe quoi au niveau des puissance…. rien que C18 est largement plus puissante que freezer (hors transformation gold)….

    Vegeta et goku qui se bastonne….

    Des transformations qui sortent d’on ne sait ou…. bref… gros fan de la série… tout aurait du s’arrêter a la mort de Cell avec Gohan qui reprend le flambeau… après c’est parti en sucette… l’arc boo est le plus mauvais de dragon ball Z, même si il reste correct.

    Mais là ce qu »on nous sort. Ca n’a ni queue ni tête.

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    • Tu as raison dans le fond, les incohérences sont très nombreuses, et peuvent gâcher le plaisir. Seulement voilà, ce truc d’unités, pour nous c’est trop bancal. Faire des suppositions de puissance en avançant que untel est à tel niveau alors que l’autre est 126 fois en dessous, c’est carrément pas crédible. De dire que c’est étrange de voir Gohan devenir une tafiole, pourquoi pas. Mais ça s’explique, vu que dans l’arc Boo, il n’est pas au meilleur de sa forme ! (Et oui, l’arc Boo n’est vraiment pas terrible).

      Par contre, pour les transformations, où est le souci ? Ok, elles arrivent n’importe comment (exactement comme le Super Saïyen 3 dans le tome 40 ceci dit…), mais à chaque ennemi que Goku a eu, un nouveau stade a été franchi. Freezer : Super Saïyen ; Cell : Super Saïyen 2 pour Gohan ; Boo : Super Saïyen 3 ; Beerus : Super Saïyen Divin ; Golden Freezer : Super Saïyen Blue, bref, rien d’étonnant là-dedans.

      Et puis, même si ça n’atteint pas la qualité des OAV ou films Dragon Ball de l’époque, La résurrection de Freezer reste malgré tout un très bon moment, sans être hélas passionnant.

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