CRITIQUE

[CRITIQUE SÉRIE] FLASH, SAISON 1

Flash S01 AFF



Enfant, Barry Allen a vécu un drame terrible : sa mère est morte dans d’étranges circonstances, sous ses yeux. Son père est accusé du meurtre, et se retrouve en prison. Une fois adulte, Barry est dans la police scientifique, et c’est une personne sans histoire. Jusqu’au jour où, frappé par un éclair, il se voit doté d’un pouvoir hors norme : une vitesse incroyable. Dès lors, l’homme le plus rapide du monde sera en quête de justice. Son but ultime : trouver le véritable meurtrier de sa mère, afin d’innocenter son père.

Voilà ce qu’on peut appeler une bonne surprise. Loin de nous l’idée d’élever la nouvelle série Flash au rang d’incontournable, mais ne renions pas les faits : le plaisir est présent, et surtout crescendo, à chaque nouvel épisode. Pourtant, la partie n’était pas gagné.

Entre du « je t’aime moi non plus » gnan gnan, des personnages pas franchement charismatiques, et une narration épisodique des plus mollassones, les débuts de Flash ne donnait guère envie d’aller voir plus loin. Pire, les ennemis avaient du potentiel, avec des pouvoirs certes classiques mais intéressants, mais tout était tué dans l’œuf par une résolution abracadabrante et complètement expédiée. Si, sur ce dernier point ça ne change pas vraiment (à force, on s’y fait…), le reste évolue de façon surprenante, voir même captivante.

Au-delà des intrigues plate la semaine, où le héros apprend l’existence d’un nouveau Méta-Humains, le trouve, se fait battre, trouve une faille avec son équipe de no-life et s’en débarrasse, Flash instaure un fil rouge de plus en plus consistant, et prend finalement une ampleur telle que le reste n’a presque plus d’importance. Car en plus de développez une trame à rebondissements plutôt efficace, la série s’engouffre dans un univers de voyage temporel et monde parallèle des plus prometteurs pour la suite, et ce grâce au pouvoir de Barry Allen, qui est finalement un vecteur puissant au déroulement du récit, et en fait bien plus que « l’homme le plus rapide du monde ».

En ça, le héros devient plus attachant au fur et à mesure, et l’acteur Grant Gustin devient également plus séduisant et même touchant (particulièrement dans son final, très émouvant). A l’inverse, sa love-interest Iris West (joué par Candice Patton) est insupportable du début à la fin. Ses railleries, ses colères, ses choix, ses pleurs : tout est énervant chez elle.

Tous les autres personnages secondaires ont leur petite histoire et leur personnalité cliché, mais rien d’exceptionnel : Cisco est le comique geek capable de faire absolument tout car hyper intelligent mais pas sûr de lui pour un sou (à qui on réserve un sort fort sympathique) ; Catlin est la fille coincée, totalement insipide du début à la fin ; Harrison Wells est le pilier de tous les mystères ; ou encore Eddie et sa chemise proprette de commercial est le gentil flic mal exploité, mais ayant l’un des meilleurs passages de la série.

Mentions spéciales à Joe (Jesse L. Martin), le flic principal et père d’Iris, qui offre la prestation la plus convaincante et le personnage le mieux travaillé, ainsi qu’à Mark Hamill (ultra connu pour son rôle de Luke Skywalker) et son cabotinage loufoque dans l’épisode 17, qui ici rejoue son rôle du Charlatan, un bad-guy façon Joker explosif, qu’il avait déjà interprété dans la série Flash des années 90. Ses répliques sur les références Star Wars et surtout Breaking Bad sont tout bonnement hilarantes.

Par ailleurs, la série regorge de clins d’œil vraiment plaisant. John Weasley Shipp, le Flash de l’ancienne série télé, interprète le père de Barry Allen durant plusieurs épisodes, Stephen Amell, l’Archer dans l’autre série phare de CW, Arrow, vient faire quelques coucous fort sympathiques, ou encore si vous rêviez revoir Wentworth Miller et Dominic Purcell, les héros de Prison Break, reformer le tandem dans le quasi-même schéma (l’un est intelligent, l’autre teubé), vous serez servis !

Dernier point, même si la série n’est pas au point numériquement, elle a le mérite d’essayer d’envoyer le pâté durant les scènes d’action, ce qu’elle arrive à faire la plupart du temps, et parvient même à offrir, par moments, de grandes réussites (Grodd par exemple).

Logo Pour les FlemmardsPOUR LES FLEMMARDS : Dynamique, divertissante et prometteuse, cette première saison met certes du temps à instaurer ses bases, et le casting est loin d’être parfait, mais se lancer dans le voyage temporel en guise de trame principale est un excellente idée. Du coup, on en redemande, et le plus vite possible.

NOTE : 3/5



Bande-Annonce de The Flash :



FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : Octobre 2014
  • Titre original : The Flash
  • Créateurs : Greg Berlanti, Andrew Kreisberg et Geoff Johns
  • Acteurs : Grant Gustin, Candice Patton, Tom Cavanagh…
  • Compositeur : Blake Neely
  • Genre : Troprapidepourtoi
  • Pays : Amérique
  • Durée : 42 minutes/épisode
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