CRITIQUE

[CRITIQUE ASIE] DRAGON BALL Z : BATTLE OF GODS

DBZ battle of gods Aff

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 30 mars 2013
  • Titre originalDoragon Bōru Zetto: Kami to Kami
  • Réalisateur : Masahiro Osoda
  • Scénaristes : Akira Toriyama et Yusuke Watanabe
  • Acteurs : Masako Nozawa, Ryo Horikawa, Koichi Yamadera…
  • Compositeur : Norihito Sumitomo
  • Genre : DBZ New Generation 
  • Pays : Japon
  • Durée : 1h45 en version longue


Akira Toriyama est resté longtemps loin de l’univers de Dragon Ball, un manga qui l’a énormément épuisé durant 10 bonnes années, entre décembre 1984 et juin 1995. Mais la machine a continué à cartonner malgré son départ, en l’occurrence grâce à la série télé, aux animés, aux jeux vidéo et aux films. Dragon Ball Z : Battle of Gods fait partie de ces films, et se trouve être spécial par rapport aux autres OAV pour deux raisons.

Déjà, il fait directement suite au manga papier – alors que tous les autres peuvent être considérés comme des spin-off souvent anachronique – et surtout, c’est le grand retour de Toriyama dans le monde de Dragon Ball. Le mangaka revient ici en tant que scénariste, presque 20 ans après, et donc sa patte reconnaissable entre toute fait des merveilles. Mais avant de pouvoir apprécier Battle of Gods comme il se doit, il faut se mettre en condition : Toriyama n’est pas là pour faire du Dragon Ball Z, mais bel et bien du Dragon Ball. Et ça fait du bien.

Oubliez dès maintenant les combats spectaculaires, la cruauté des ennemis ou le sang qui tombe par litre. Ici, nous avons affaire à une grande comédie burlesque, où l’auteur s’amuse comme un fou à raconter des blagues aussi bien légères qu’hilarantes. Par exemple, l’apparition du méchant, Beerus, le Dieu de la Destruction, n’est en rien inquiétante, bien au contraire. C’est une scène comique, saupoudré d’une décontraction exemplaire, bien loin des arrivées cruelles de Cell ou Freezer. 

Pire, la fierté de Végéta est mis à rude épreuve dans une scène presque choquante, où le prince des Saïyens se met à chanter et danser pour éviter un combat. Une franche aberration ! Pourtant, dès l’instant où on comprend que Battle of Gods n’est ni un film d’action, ni un film pour faire plaisir aux fans de Dragon Ball Z, tout devient grandiose. L’esprit d’Akira Toriyama est si présent, si palpable qu’il ne manque finalement que la présence d’Aralé de Docteur Slump pour nous combler au plus haut point.

Même si le retour de certains personnages font vraiment marrer, à l’instar du grand Pilaf, qui a peut-être les moments les plus fun du film. Mais bon, le passage d’Olong avec sa partie de Janken (pierre-feuilles-ciseaux), l’invocation de Shenron ou encore les quelques répliques de Hercule Satan n’ont pas à démériter.

Cependant, il est vrai que Battle of Gods est passible de lourdes sanctions. Pour commencer, si le manga fait suite à l’arc de Boo, tout en évitant soigneusement le futur Dragon Ball GT (puisqu’il installe le futur Dragon Ball Super), on est en droit d’être les témoins de bastons titanesques, féroces, brutales, tout en admirant la puissance de certains protagonistes pendant ne serait-ce qu’un court moment. Seulement, tous sont considéré comme du bétail : Piccolo est totalement invisible, Son Gohan est juste énervant (alors qu’il devrait être énervé !) et Son Goten et Trunks ne sont là que pour les blagues (le gâchis Gotenks). Végéta s’en sort un peu mieux, mais c’est franchement pas fameux.

En fait, l’erreur de Battle of Gods est simple : il n’y a qu’un seul ennemi. Si Beerus était accompagné non pas d’un serviteur qui ne pense qu’à bouffer mais d’une armée sanguinaire, tous auraient pu briller. Comme dans Les mercenaires de l’espace ou bien La revanche de Cooler : les sbires servent parfaitement aux héros pour les pousser dans leur dernier retranchement (bon, ce n’est pas vrai concernant Broly… mais lui il est à part !).

Mais le pire réside dans cette nouvelle transformation de Son Goku, une évolution dans l’idée intéressante – puisque à contre-pied de ce qui est fait habituellement – mais au look totalement loupé. Et puis, l’action finale qui suit n’est pas des plus dantesques non plus, abusant des effets 3D au maximum, et supprimant l’essence même des combats de Dragon Ball, à savoir le corps-à-corps brutal.

Pour terminer, petit plus concernant la VF : on retrouve certains doubleurs qui nous ont bercé dans notre enfance (Patrick Borg pour Goku ; Eric Legrand pour Végéta ; Brigitte Lecordier pour Son Goten…), et ça fait vraiment du bien de les entendre. Le seul regret qu’on a, c’est le fait de ne pas avoir vu ce film en salle.


Logo Pour les FlemmardsPOUR LES FLEMMARDS : Akira Toriyama propose un film bien plus accès sur la comédie que sur l’action, et oublie un peu l’ambiance brutal de sa série Dragon Ball Z. Seulement voilà, on se marre bien trop souvent pour bouder le plaisir de retrouver cet univers unique, aux personnages atypiques et aux idées farfelues.

NOTE : 3,5/5



Bande-annonce de Dragon Ball Z : Battle of Gods :

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