CRITIQUE

[CRITIQUE] FAST AND FURIOUS 7

Fast and furious 7 aff fr

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 1er avril 2015
  • Titre original : Furious 7
  • Réalisateur : James Wan
  • Scénariste : Chris Morgan
  • Acteurs : Vin Diesel, Paul Walker, Jason Statham…
  • Compositeur : Brian Tyler
  • Genre : Courses rapides et combats furieux
  • Pays : Amérique
  • Durée : 2h20


Après la scène post-générique de fou furieux de Fast and Furious 6 – qui faisait le lien parfait avec Fast and Furious : Tokyo Drift -, on était en droit de s’attendre à un nouveau volet explosif. Cette fois, la bande de Toretto devra affronter l’imposant Jason Statham, carrément en pétard depuis que son frère, Luke Evans, s’est fait botter le derche par Vin Diesel. Et quand, une fois installé devant ce septième opus, on admire la scène d’intro, un sourire se dessine tout naturellement : ça promet du lourd.

Premier constat : oui, Fast and Furious 7 envoie du bois. Les scènes d’action s’enchaînent sans temps mort, et on en prend plein les yeux. Que l’on passe des combats mano-a-mano (Statham vs Johnson reste LA scène du film) aux cascades dantesques (un jeté de bagnoles du haut d’un avion), le réalisateur s’éclate comme un barge pour nous fournir un travail d’orfèvre.

En effet, James Wan offre des moments bourrins, au rythme endiablé, et ne s’écarte pas de son adage : tout donner dans son final. Tous ses films proposent, dans leur genre respectif, une fin remarquable, se finissant soit par un twist incroyable (Saw, Insidious) soit par une scène mémorable (Conjuring : les dossiers Warren, Death Sentence). Alors pour bien terminer Fast and Furious 7, Wan carbure avec une orgie d’action durant plus de 25 minutes d’adrénaline, de férocité et de badass attitude comme jamais.

Au-delà de ça, le travail de fond sur certains aspects est une réussite, voire une surprise : le concept de famille est encore plus poussé que d’habitude – et aussi plus prenant, forcément dû à la disparition de Paul Walker pendant le tournage -, même si parfois c’est un peu trop rabâché, voir franchement lourdingue. Seulement voilà, on excuse volontiers ces parties car malgré tout, on est devant un Fast and Furious, et l’effort est louable.

Alors si la forme est captivante, et que la nostalgie fonctionne parfaitement, avons-nous atteint le summum de la saga avec cet épisode ? Pas si vite… Fast and Furious 7 possède d’indéniables qualités, certes, mais est loin d’être exempt de défaut. Très loin même… Quand Justin Lin présentait son méchant dans Fast and Furious 6, il avait un certain fond, une âme qui le rendait un tant soit peu intéressant. D’autant plus qu’au détour d’une petite scène, le personnage parlait de son grand frère, donc Statham, et de ses principes. Une mise en bouche excitante…

Et ben Fast and Furious 7 ruine tout ça ! Le film mise exclusivement sur le charisme de Jason Statham (irréprochable, d’accord), sans lui donner une once de profondeur. Chaque apparition de l’acteur est limite drôle, digne d’un jeu vidéo, un peu comme quand on termine un niveau et qu’arrive le moment d’affronter le boss : ça vient comme ça, sans explication. Ses lignes de dialogue se limitant à « je vais te péter la gueule » ou « fallait pas toucher la famille » (ouais, encore), la déception est immense, vu qu’au-delà des scènes de castagnes, on espérait qu’il réduise le groupe au plus bas psychologiquement. Ça peut faire rire de voir le mot psychologie dans une critique de Fast and Furious, mais donner un tout petit peu de relief au grand vilain de l’histoire aurait eu un impact totalement différent dans l’action.

Ajoutons à cela qu’en plus de nous priver d’un méchant plus approfondi, on nous enlève LE personnage de cette nouvelle trilogie : l’agent Hobbs, soit Dwayne Johnson. C’est bien simple, l’ex-catcheur doit apparaître une trentaine de minutes (sur 2h20, c’est peu !), et ses scènes font parties des meilleurs moments de Fast and Furious 7 : c’est lui qui commence à se frotter à Statham dans un combat surpuissant, c’est encore lui qui possède les meilleurs répliques, ou pire, c’est le seul à nous foutre la patate quand il débarque pour s’occuper d’un drone. Le reste du temps, quand il n’est pas là, on est impressionné par les images de James Wan, mais il manque le truc qui pourrait nous foutre les frissons.

Ce qui nous rappelle un peu l’effet Expendables : mettre des noms qui font saliver, pour finalement pas grand chose. Dwayne Johnson est franchement le moins pire de tous. On attendait du lourd avec Tony Jaa (Ong-bak) – trop futile et inintéressant pour soulever le fait qu’il soit présent -, Ronda Rousey (Expendables 3 tiens…) – présente pour un combat, histoire qu’on donne à Michelle Rodriguez sa scène de castagne comme ses potes burnés et basta – ou encore Kurt Russell (Boulevard de la mort) – personnage qui aurait pu être intéressant, mais assez mal exploité (et qui part un peu en couille à un moment…). Du gâchis…

Par contre, à l’inverse, l’hommage grossièrement appuyé à Paul Walker est d’une réussite totale. Grossièrement car il n’y a vraiment aucune subtilité ni aucun sens dans l’approche de cette scène. On est conscient – et le film aussi – que ce n’est pas un adieu à Brian O’Conner le personnage mais bel et bien à Paul Walker l’acteur (quand bien même son visage n’est que numérique). Pourtant l’effet marche parfaitement, et putain ça te prend aux tripes. De là à dire qu’on a eu la larme à l’œil, faut pas pousser non plus… Non… C’était une poussière…


Logo Pour les FlemmardsPOUR LES FLEMMARDS : Une orgie d’action à la réalisation dantesque avec un bel hommage à la clef, mais qui manque hélas d’un bon méchant, d’une bonne histoire et d’une « âme ». Moins bon que le 5 et le 6 mais largement meilleur que tous les autres.

NOTE : 3,5/5



Bande-annonce de Fast and Furious 7 :

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