CRITIQUE

[CRITIQUE] RUSH

Rush aff FR

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 25 septembre 2013
  • Titre original : –
  • Réalisateur : Ron Howard
  • Scénariste : Peter Morgan
  • Acteurs : Chris Hemsworth, Daniel Brühl, Olivia Wilde…
  • Compositeur : Hans Zimmer
  • Genre : Rush Hour F1
  • Pays : Amérique
  • Durée : 2h


Un univers dont on est franchement hermétique à la base (voir qui nous fait royalement chier) peut-il donner un film intéressant, voir même bluffant ? Peut-on réussir à trouver un intérêt quelconque à suivre un duo d’acteurs en pleine rivalité, sachant que l’un d’eux, Daniel Brühl, nous est totalement inconnu ? Doit-on se forcer quand on sait que Ron Howard a réalisé la chose, alors que ses films ne nous ont jamais réellement inspiré ?

En ignorant tous ces préjugés débiles, on a foncé tête baissée dans l’aventure. Il y avait quelque chose de fascinant dans la bande-annonce de Rush, un facteur qui pouvait peut-être peser lourd dans la balance. Un argument de poids, qui, finalement, nous a bel et bien foutu KO en découvrant le film : sa photographie. Nous immergeant avec talent dans les décors des années 70, l’image est soignée, colorée, brillante, servie par une mise en scène au diapason : minutieuse dans les scènes intimes, mais aussi et surtout véritablement dynamique dans des courses de F1 furieuses. Le savoir-faire de Ron Howard explose totalement la rétine.

L’action que nous offre le réalisateur est cruellement immersive : des caméras embarquées de partout (casque, cockpit, carrosserie), des contre-plongées ahurissantes, une impression de vitesse dévastatrice, où la mort se tape l’incruste dans chaque virage, dans chaque tentative de dépassement. Le rendu est si épique qu’on vit la course à deux cent pour cent avec ces gladiateurs des temps modernes.

Couplé à cette maîtrise visuel, la finesse du scénario écrit par Peter Morgan (Frost/Nixon : l’heure de vérité) vise juste à chaque fois, s’intéressant tout simplement à ce que l’on veut voir. Ni plus ni moins. Rush est sans fioritures : les amourettes sont torchées en deux temps trois mouvements, des ellipses sont parfaitement calées ; l’intérêt est ailleurs. James Hunt et Niki Lauda, véritables légendes du monde de la Formule 1, sont les piliers de l’histoire, et leur rivalité grandissante en est le coeur. Un coeur puissant, parfaitement rôdé, qui évolue dans un respect mutuel à t’arracher les larmes.

Même, au-delà de cette confrontation, suivre le parcours radicalement différent qu’emprunte ces pilotes pour gagner – tout aussi diamétralement opposé humainement – est vrai plaisir, et offre une intensité irréel. L’un, Hunt, joue avec sa vie sur le circuit, a un talent inné pour la conduite, et ne voit pas l’utilité de bosser à fond. Il est extravagant et sort dès que l’occasion se présente. L’autre, Lauda, est très rationnel, méthodique. Il ne laisse passer aucun détail technique. C’est une machine qui bosse à longueur de temps, sans considération pour qui que ce soit.

Et si tout ça fonctionne, c’est en très grosse partie grâce à son casting en béton armé, avec une idée de base excellente. Le personnage de Hunt, grande star adulé, se devait être interprété par un acteur charismatique, ultra célèbre, qui évoque immédiatement la sympathie : Chris Hemsworth répond parfaitement à tous ces critères, en plus d’être un excellent comédien. A l’inverse de Lauda – parfait inconnu qui arrive comme un cheveu sur la soupe dans le décor de ce sport dangereux – qui devait avoir les traits d’un homme peu connu du grand public : Daniel Brühl, à la filmographie pourtant impressionnante, est un choix on ne peut plus solide. Une star contre une révélation : prometteur sur le papier, transcendant dans le film.

D’autres détails parsèment Rush pour l’élever dans le rang de grand film, comme la précision technique (le vrai Niki Lauda a participé en tant que consultant sur ce film), la ressemblance frappante des acteurs avec leurs modèles (particulièrement Daniel Brühl, mais aussi sa femme, joué par Alexandra Maria Laura), ou la bande-originale percutante de Hans Zimmer, mais on va s’arrêter là pour retourner mater ce qu’il semble être le meilleur film de Ron Howard.


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Une passionnante rivalité, aussi spectaculaire qu’humaine, servi par des images magnifiques, une BO frissonnante et un casting tout simplement parfait.

NOTE : 4/5



Bande-annonce de Rush :

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