CRITIQUE

[CRITIQUE] LE LABYRINTHE

Le-Labyrinthe-Affiche-Finale-France

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 15 octobre 2014
  • Titre original : The Maze Runner
  • Réalisateur : Wes Ball
  • Scénariste : Noah Oppenheim et James Dashner, d’après son roman Le Labyrinthe
  • Acteurs : Dylan O’Brien, Kaya Scodelario, Ki Hong Lee…
  • Compositeur : John Paesano
  • Genre : Cours, Forest, cours ! 
  • Pays : Etats-Unis
  • Durée : 1h55


Le nouveau débarque dans cet endroit étrange comme une fleur. Il ne sait pas comment il en est arrivé là, ni d’où il vient. Même son prénom lui échappe. La communauté dans laquelle il se trouve, exclusivement constitué de jeunes garçons, est emprisonnée depuis quelques années déjà dans une sorte de clairière géante, entouré non pas d’arbres mais de murs gigantesques. Derrière ces murs, un labyrinthe très dangereux, encore plus démesuré, peuplé de monstres sanguinaires. Le nouveau, très curieux, s’intéresse à ce qui se passe là-bas. Mais personne n’a le droit d’y entrer, à part les Coureurs, qui cherchent une sortie. Qui cherchent des réponses. Alors forcément, le nouveau, Thomas (oui, il a retrouvé son prénom après une bagarre, au passage), veut devenir un Coureur. Seulement, depuis son arrivée, des choses bizarres se passent. Des événements tragiques même. Et rien ne sera plus comme avant.

Dès les premiers instants du film, on est plongé dans l’inconnu le plus total. La mise en place du background est rapide, sans remplissage inutile, mais parfaitement bien huilée. La découverte de cet univers est même plutôt passionnante. Ce qui, en soit, constitue l’une des principauté de ce genre de film (le Young Adult). Tout comme on découvrait un monde despotique dans Hunger Games, ou magique dans Harry Potter, Le labyrinthe nous plonge aisément dans cette aventure de survie, certes loin d’être originale, mais vraiment divertissante.

On pense à Lost pour ces mystères et ces gens forcés de vivre en société précaire, et à Cube pour le côté labyrinthe hi-tech qui semble suivre une logique étrange. Des bonnes références qui nous parlent. L’intrigue est mené avec intensité : pas forcément par de nombreuses séquences d’action, car il y en finalement très peu, mais par des rebondissements réguliers, qui rendent intéressante et captivante la progression de l’histoire.

Alors oui, on a du cliché franchement interdit en 2014, on a de la phrase made in neuneu-land, ainsi qu’une potiche excessivement inutile, mais bizarrement, on peut faire abstraction de ces quelques défauts pour aisément se prendre au jeu.

Côté casting c’est vraiment très bon. A commencer par ce Dylan O’Brien (Teen Wolf), charismatique et entraînant. Il arrive à convaincre dès les premières minutes, et restera sans conteste l’atout majeur tout le long du film. Thomas Brodie-Sangster (Game of Thrones) s’en sort très bien dans le rôle de Newt (hésitant entre faire bouger les choses et se complaire dans des acquis de tranquillité), et Will Poulter (Les Miller, une famille en herbe), malgré sa sale tronche, fait parfaitement l’affaire en tant qu’antagoniste de l’histoire. Même si, encore une fois, le personnage joué par Kaya Scodelario (Skins) est d’une inutilité affligeante, rajoutant simplement un prétexte de touche féminine, ainsi qu’un mystère de plus à résoudre.

Il est donc plus facile de reconnaître les qualités de ce Labyrinthe, plutôt que d’être distrait par ses instants peu élogieux. D’autant que, plus le récit avance, plus on est scotché par la tournure effréné que prend le film, et fini même par dévoiler une facette inespérée : la conclusion est assez sombre, quasi sans espoir, qui promet une suite des plus alléchantes.

Seulement, il y a un gros « mais ». Le réalisateur, dont c’est le premier long-métrage, arrive à gérer son budget serré (34 millions de dollars) pour nous fournir un spectacle assez réussi visuellement. C’est pas toujours très jojo, mais ça fait amplement l’affaire. Après tout, Wes Ball est un autodidacte dans les effets spéciaux, qui avait réalisé un court-métrage ultra prometteur, Ruin, et qui avait marqué certaines personnalités d’Hollywood. Propulsé metteur en scène d’un coup, le voilà chef d’orchestre d’une future franchise. Pour ce qui est d’instaurer une ambiance, pas de problème, il est présent. 

Par contre, quand il s’agit de filmer une scène d’action, là, y’a plus personne. Le mec décide de la jouer à celui qui devinera ce qui se passe à l’écran, et secoue sa caméra comme un barge. Limite si on l’entend pas se marrer derrière l’écran le gars. Des scènes qui auraient pu être des moments intenses, prenants, finissent par devenir ni plus ni moins que de la bouillie indigeste, interdit aux plus épileptiques d’entre vous. Et si l’univers n’avait pas été aussi attrayant, ou que ces acteurs n’avaient pas vraiment convaincus, Le Labyrinthe aurait facilement pu se taper un zéro pointé…

C’est d’autant plus agaçant quand on voit la fluidité dont il a fait preuve pour son court-métrage, qu’on vous met ci-dessous pour vous rendre compte de la différence (si vous avez vu le film, bien entendu…).


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Le Labyrinthe, c’est une réalisation pénible et épileptique, mais une instauration des bases très prometteuse, un développement captivant, un casting solide et surtout une fin vraiment intéressante.

NOTE : 3,5/5



Bande-annonce finale pour Le Labyrinthe, de Wes Ball :

Ruin, court-métrage de Wes Ball :

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