The-Impossible-Affiche

     En 2004, un terrible tsunami a ravagé le sud-est de l’Asie. Une catastrophe sans précédent, qui a causé la mort de plus de 200.000 personnes. The Impossible raconte l’histoire vraie d’une famille qui, en vacances dans le sud de la Thaïlande, se retrouve séparé suite au cataclysme.

     C’est à Juan Antonio Bayona (L’orphelinat) de mettre en images ce film catastrophe, et sur ce point, il est évident d’affirmer que le bonhomme est tout simplement talentueux. Le cadrage est parfait, les effets spéciaux impressionnants, et des plans d’une beauté magnifique agrémentent le tout. C’est d’ailleurs sa façon de filmer le tsunami, avec une brutalité et une puissance hors du commun, qui nous happe sans ménagement : les personnages saignent, hurlent, en bavent franchement pour survivre coûte que coûte.

     Dans toute cette folie visuelle, mais aussi et surtout dans ce dédale d’émotions prenantes, les comédiens affirment leur talent. Ewan McGregor aura toujours une prestance unique, à la fois forte et fragile, et même son fils dans le film, Lucas (joué par Tom Holland) est très convaincant. Seulement, force est de constater au final que tout le mérite revient à Naomi Watts, d’une justesse impeccable. On souffre avec elle, on pleure avec elle : toutes les émotions qu’elle véhicule nous achèvent. Tout le long, on espère sincèrement qu’elle s’en sorte.

     Bien sûr, on échappe pas à certains clichés du genre, ces scènes qui sont faites pour faire pleurer, attendrir ou émouvoir, mais il se trouve que Juan Antonio Bayona s’en sort admirablement car tout est fait avec sincérité. Un peu too much par moment, mais même là on pardonne. La première partie y va à fond dans la démesure catastrophique, normal que la deuxième joue la même partition dans le côté lacrymale.

POUR LES FLEMMARDS : Bayona fait tout dans la démesure, que ce soit pour filmer la catastrophe ou montrer les émotions, mais ça marche. Naomi Watts au sommet.

NOTE : 3,5/5

Bande-annonce française de The Impossible :

Publicités