CRITIQUE

[CRITIQUE] LA BELLE VERTE

la belle verte



     Quelque part dans l’univers existe une planète dont les habitants évolués et heureux vivent en parfaite harmonie. De temps en temps, quelques-uns d’entre eux partent en excursion sur d’autres planètes.

     La scène d’introduction nous met tout de suite dans l’ambiance avec une musique superbe et un paysage à couper le souffle. Où sommes-nous ? Qui sont ces gens qui se réunissent pour un genre de grand pique-nique et décider qui ira sur quelle planète ? La Terre n’est pour eux qu’un monde morbide, vieux et sans saveur qui ne mérite pas d’être visité. Mais une femme, Coline Serreau (Tout est permis), va partir pour notre belle Planète Bleue et essayer de voir si elle a changée depuis maintenant 200 ans.

     Ce film nous montre comment cette femme du nom de Mila va essayer d’en savoir plus sur le comportement humain. Elle part alors avec un pouvoir qui permet de déconnecter les gens. C’est-à-dire qu’ils penseront bien plus loin et qu’ils ne resteront pas dans leur petit monde étroit : leur ouvrir l’esprit.

     Le premier à faire cette expérience n’est autre que Max, joué par Vincent Lindon (Mea Culpa), un grand docteur se croyant plus haut que tout le monde et qui s’en prend à la petite interne de l’hôpital, la jeune Marion Cotillard (La Môme). Après cette déconnexion, la vie de Max prend un tout autre tournant car il réalise que tout ce qu’il a et tout ce qu’il est n’est que futilité.

    Quand une personne est déconnectée elle paraît totalement ailleurs et se comporte de façon totalement « irrationnelle » (le coup de Gérard et sa coupe de cheveux est à en avoir une crampe de rire, et le concert philharmonique a en avoir des frissons).

   Quand l’héroïne parle à des personnes (le plus souvent pour poser la question « pourquoi ? » dont la réponse logique est « vous vous foutez de ma gueule ? »), ces dernières ont des actes stupides mais tellement intelligents à la fois qu’elles peuvent nous amener à rire à gorge déployée (le rétroviseur, le déjeuner sur le quai de la gare…). Elle pointe du doigt tout ce qui lui paraît illogique (un mec crucifié te rapporte des cadeaux) alors que pour les Terriens c’est logique (c’est Noël !).

     Le film nous fait prendre conscience que nous, Terriens, ne sommes que des animaux, aveuglés et contrôlés. On ne nous permet pas de faire ou de dire ce que nous voulons. Nos actes sont prévisibles et le plus souvent totalement inutiles (la scène du rouge à lèvres restera gravée dans nos mémoires). Pourquoi vivre de cette façon alors que nous aspirons à d’autres chemins ? Cette question amenée de façon subtile nous fait prendre conscience de beaucoup de choses et nous amène à penser autrement.

     Cette critique se finira comme le film, totalement incompréhensible. Mais un jour, nous comprendrons.


Logo Pour les FlemmardsPOUR LES FLEMMARDS : Cette œuvre aurait pu tomber dans le cliché mais s’en sort toujours à merveille grâce à un humour sans faille et une vérité déconcertante. Déconnectez-vous, et vous verrez toute la subtilité et l’intelligence des idées de la réalisatrice.

NOTE : 4/5



Bande-annonce de La Belle Verte :

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 18 septembre 1996
  • Titre original : –
  • Réalisateur : Coline Serreau
  • Scénariste : Coline Serreau
  • Acteurs : Coline Serreau, Vincent Lindon, Marion Cotillard…
  • Compositeur : Coline Serreau
  • Genre : Coline Serreau
  • Pays : France
  • Durée : 1h40
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