CRITIQUE

[CRITIQUE] HUNGER GAMES : L’EMBRASEMENT

Hunger Games 2_Aff

     Étrangement, Hunger Games : l’embrasement fait un peu office de remake/suite au premier volet, tant sa trame est faite de l’exact même façon. A un détail près cependant : cette fois, la sauce prend. Hunger Games avait une première partie prometteuse, instaurant un monde totalitaire des plus passionnants, mais qui s’embourbait dans une seconde partie on ne peut plus plate, prévisible et gnan-gnan à souhait.

     Dans la suite, l’histoire prend son temps pour approfondir ce monde branlant, à la limite de l’implosion, et fait grandir ses personnages d’une terrible façon. Katniss Everdeen, toujours interprétée par Jennifer Lawrence, avec un Oscar en plus (pour Happiness Therapy), est devenue à la suite des événements du premier jeu, le symbole d’une insurrection qui bouillonne, un porte-étendard malgré elle. Un rôle que la pauvre fille n’est pas prête à assumer, elle qui ne désire qu’une chose : fuir toute cette folie, abandonnant tout derrière elle. Seulement,  aux yeux du Président Snow (Donald Sutherland), elle est une menace réelle à éliminer sans attendre. 

     Le schéma est donc identique à son aîné : présentation du monde tyrannique, préparation au jeu mortel, et jeu en lui-même. Sauf que la réussite est au rendez-vous, et ce grâce à un argument de taille : Francis Lawrence (le mauvais Je suis une Légende). Le réalisateur, qui a pris la place de Gary Ross, met en scène un film propre, fluide, qui prend son temps sur certains détails intéressants, et surtout, surtout, stabilise une image qui était horriblement tremblante dans Hunger Games.

     Il capte très bien la pression que subit Katniss, embrasse aisément la tension d’un monde à deux doigts de la révolution, et développe avec maîtrise un background plus sombre, plus mature. Ses images sont belles, travaillées, et quelques moments de bravoure sont vraiment réussis (l’attaque du brouillard ou celle des singes). Et enfin, Katniss n’hésite pas, dès le début, à tuer ses adversaires avec son arc de prédilection (bon, elle rate ses coups, mais elle essaye au moins !). Même si la direction prise par le jeu n’est plus vraiment d’éliminer l’autre, mais de survivre aux dangers alentours.

     Par ailleurs, le film réussit un exploit sans précédent, là où le premier ratait son coup : créer une attente agaçante pour peu qu’on s’intéresse à cet univers fouillé. La qualité indéniable de la réalisation, la mise en place lente mais intense du carnage à venir, les performances indéniablement réussies du casting et le cliffangher final donnent envie de voir la suite, qui risque fort d’entrer dans le vif du sujet. Le plan final est, en soi, une pure réussite. En un regard, l’héroïne prend conscience et surtout accepte la  mission délicate mais vitale qui lui incombe. 

POUR LES FLEMMARDS : Schématiquement trop identique au premier, on est tout de même accroché par une réalisation aérienne, des enjeux grandissants, un univers plus sombre et une tension qui monte crescendo.

NOTE 3/5

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