CRITIQUE

[CRITIQUE ASIE] MOTHER

mother

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 27 janvier 2010
  • Titre original : Madeo
  • Réalisateur : Bong Joon-ho
  • Scénariste : Bong Joon-ho et Park Eun-kyo
  • Acteurs : Kim Hye-Ja, Won Bin, Ku Jin…
  • Compositeur : Lee Byeong-woo
  • Genre : Allô maman bobo
  • Pays : Corée
  • Durée : 2h10


L’histoire de Mother n’est pas inintéressante en soi. Do-Joon (Won Bin, Frères de sang), un jeune homme attardé mental, est accusé d’avoir tué une lycéenne. Sa mère, qui est convaincue de son innocence, décide par tous les moyens de prouver que la police se trompe, lui qui n’a jamais fait de mal à une mouche. Bien entendu, ce n’est pas aussi simple, et ce récit sordide bascule aisément entre le drame familial, la satire sociale et le thriller policier, pour un plaisir en demi-teinte.

En effet, on suit une enquête plutôt sympathique, au dénouement captivant, qui hélas ne passionne pas tant que ça. Les ficelles utilisées pour arriver à la résolution (photos sur un téléphone portable, mémoire défaillante qui revient) ne convainquent pas. Comme le fait d’avoir des sous-intrigues inutiles, ou la déception, par exemple, de laisser des personnages en cours de route, comme Jin-Tae (Jin Goo, vu dans A Dirty Carnival), l’ami de Do-Joon. Un peu plus de suspens aurait accroché le spectateur, car en plus, le film peine à démarrer : pendant une demi-heure, on se demande bien où le réalisateur veut nous amener.

Mais on comprend par la suite que, finalement, l’histoire importe peu. Elle est un prétexte pour donner une trame, une direction au film. Ce qui importe ici, c’est cette relation mère/fils étrange, fusionnelle, où certaines scènes les poussent dans des extrêmes dramatiques (Do-Joon se souvient d’un cruel événement qu’elle aurait préféré ne jamais se rappeler), et surtout, c’est un film sur une mère prête à tout pour protéger son enfant.

En ça, l’interprétation de Kim Hye-Ja est tout bonnement magistrale, d’une sincérité exemplaire. Son évolution est passionnante, et le point fort de Mother est là : faire basculer une honnête bonne femme en monstre, sans jamais tomber dans une caricature grotesque (ou pas trop). Après tout, le talent indéniable de Bong Joon-Ho n’est plus à prouver, lui qui nous apporté de véritables perles tels que le brillant Memories of murder ou le prodigieux Snowpiercer – Le Tranceperceneige.

Les deux heures de film passent sans ennui, c’est certain, mais le récit qui passe presque au second plan, est déstabilisant. Une réussite bancale, comparé à la filmographie du bonhomme.


Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Le combat d’une mère, l’interprétation d’une femme. Son évolution dans le récit prend bien plus d’ampleur que le récit lui-même. Mitigé.

NOTE : 3/5



Bande-annonce de Mother :

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