CRITIQUE

[CRITIQUE ASIE] A DIRTY CARNIVAL

A_Dirty_Carnival_film_poster

FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 15 juin 2006
  • Titre original : Biyeolhan Geori
  • Réalisateur : Yoo Ha
  • Scénariste : Yoo Ha
  • Acteurs : In-Seong Jo, Min Nam-Goong, Chun Ho-jin
  • Compositeur : Jo Yeong-wook
  • Genre : Ascension tranchante
  • Pays : Corée du sud
  • Durée : 2h20


Les polars dans le cinéma coréen sont légions. Beaucoup de réalisateurs passent par cette case pour connaître la popularité internationale.  Et se démarquer derrière certaines œuvres au combien démentes comme Memories of murder, Old Boy, New World ou encore A bittersweet life n’est pas chose aisée.

Pourtant, quelques grands films passent à la trappe pour on ne sait quelle raison, et c’est exactement ce qui arrive à A dirty carnival, sorti en 2006. Ce film de mafia dirigé par Yoo Ha renferme un réalisme fou, froid, où l’on suit la lente ascension de  Kim Byung-Doo (In-Seong Jo), un truand qui saisi la moindre occasion de gravir les échelons. Certes, l’histoire ne fait pas dans la dentelle, mais les personnages, même secondaires, apportent leur pierre à l’édifice, et tout devient une fresque puissante, saisissante. Les 2h15 se regardent d’une traite, sans ennui, malgré ça et là quelques égarements pas réellement utiles.

L’originalité de A dirty carnival se joue dans le personnage de Min-ho (Min Nam-Goong), un scénariste qui cherche à faire un film dans le milieu des gangsters. Il découvre la différence entre l’image qu’on peut se faire de ce monde, et de ce qui s’y passe vraiment. Le spectateur assiste à des bastons de rue, des massacres et des meurtres sanglants, toujours pour le pouvoir, le respect ou la loyauté.

Le réalisme est d’autant plus accentué par l’absence totale de gun-fight. Tous les affrontement se font à mains nues, aux couteaux ou à la batte de base-ball. Brutal sans être trop violent, A dirty carnival met un point d’honneur à être crédible partout, même dans cette romance (plutôt anodine) où la femme n’est pas à l’aise avec cet homme à l’apparence calme mais cruel.


Logo Pour les FlemmardsPOUR LES FLEMMARDS : Trop méconnu, A dirty carnival mérite une place bien plus importante dans le monde du polar coréen tant son réalisme, sans fioriture, et son  impressionnant cynisme cruel nous poignardent sans ménagement.

NOTE : 3,5/5


Bande-annonce de A dirty carnival :

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