CRITIQUE

[CRITIQUE] X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST

X-Men-Days-of-Future-Past-Affiche-France-FinaleFICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 21 mai 2014
  • Titre original : –
  • Réalisateur : Bryan Singer
  • Scénaristes : Simon Kinberg et Matthew Vaughn
  • Acteurs : James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence…
  • Compositeur : John Ottoman
  • Genre : Vive Quicksilver
  • Pays : Amérique
  • Durée : 2h10


Après le maladroit mais réussi X-Men, et l’épique X-Men 2, Bryan Singer avait délaissé le monde des mutants pour réaliser un autre film de super-héros : le médiocre Superman Returns. Les conséquences furent terribles, puisque X-Men : l’affrontement final de Brett Ratner émergea, s’imposant en film d’action impressionnant, mais sans fond, et saccageant littéralement le travail de son prédécesseur.

Quelques ratés et une réussite plus tard, le patron revient plus motivé que jamais, prêt à remettre de l’ordre dans cette saga qu’il avait si bien commencé. En grand chef d’orchestre incontestable, Singer se met à imaginer une histoire faisant office de suite, que ce soit pour le dernier film en date (l’inégal Wolverine : le combat de l’immortel) que pour l’excellent prequel réalisé par Matthew Vaughn (X-Men : le commencement), qui suivait les jeunes années du Professeur X et de Magneto. Un problème de timeline, donc, qu’il résout par une idée très dangereuse (ou pratique ?) : le voyage temporel. Dès lors, les erreurs pourront être nombreuses (et on en trouve), sauf que, bizarrement, on s’en accommode parfaitement grâce au souci du détail qu’apporte le réalisateur. 

On sent une telle implication dans son projet, et un tel désir de faire plaisir à ses fans, qu’il nous fournit un récit passionnant, cohérent, et surtout intelligent. Singer se réapproprie totalement l’univers, et se permet de créer de nouveaux enjeux, ou même de réinventer une histoire incroyable, tout en respectant presque tous les films de la saga. Très fort ! Et il va même plus loin. Il parvient à boucler une boucle, en gardant le meilleur de ce qui fait X-Men (ses personnages, leurs relations) et en détruisant talentueusement le mauvais (bye bye X-Men : l’affrontement final).

En ce qui concerne les principaux héros, les détracteurs de Wolverine (toujours campé à la perfection par Hugh Jackman) se verront comblés : il n’est pas le personnage principal. Il est certes tout le temps présent, et bien entendu d’une importance capitale, mais James McAvoy/Professeur Xavier, Michael Fassbender/Magneto et Jennifer Lawrence/Mystique sont réellement au cœur du film. Tout le gros de l’intrigue se trouve être dans l’amitié/rivalité des deux hommes, leurs buts, leurs destins, leurs choix, pendant que la clé du suspens n’est autre que cette mutante aux nombreux doutes, livrée à elle-même. Bryan Singer invente donc une trame solide, complète, faisant la part belle à ses personnages.

Seulement voilà, en bon auteur qu’il est, le réalisateur de Jack et le chasseur de géants ne retrouve pas le niveau qu’il a pu avoir pour son exceptionnel X-Men 2. La faute à un rythme plutôt mal géré. A trop vouloir être bavard, il en oublie l’une des priorités dans un film de super-héros : l’action. Ces scènes sont peu nombreuses, et même quand elles sont là, elles n’arrivent pas à nous attraper et nous mettre K.O., là où Matthew Vaughn déployait un dynamisme très communicatif.

Quelques scènes sortent du lot (celle de Paris est quand même réussi), et le fameux passage de Quicksilver est plutôt amusant, mais il ne vaut même pas un dixième de l’intro de X-Men 2, où Diablo s’infiltrait dans la maison blanche sur fond de Dies Irae (Mozart). L’avantage qu’on peut y trouver, c’est qu’il n’y ait finalement pas de superflus dans l’action, qu’il n’y ait pas un trop plein vide de sens. Au contraire, chaque morceaux de bravoure est amenés pour une raison : c’est l’histoire qui porte le spectacle. C’est un fait rare dans le monde du blockbuster, qu’il est parfois bon de rappeler.

Finalement, le septième volet de la franchise manque cruellement de moments épiques pour s’élever au rang de film jouissif, tout comme il manque d’humour. Peut-être qu’en rajoutant du comique à certaines situations, le film en aurait été plus pêchu,  moins plat dans ses longueurs. Quoiqu’il en soit, il est clair que X-Men : Days of Future Past fait partie des meilleurs œuvres de la saga, et maintenant que beaucoup de bases sont rétablis, attendre deux ans avant la sortie de X-Men : Apocalypse risque d’être une vraie torture.



Logo Note LCDFPOUR LES FLEMMARDS : Bryan Singer se réapproprie l’univers des X-Men avec maîtrise, cohérence et intelligence dans son récit, mais manque le côté épique et humoristique qui l’aurait rendu parfait.

NOTE : 3,5/5



Bande-annonce X-Men : Days of future past :

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